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	<title>edilexpress &#187; états financiers</title>
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	<description>La norme des affaires</description>
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		<title>Les états financiers d&#8217;une entreprise</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Sep 2003 14:58:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Me Gilles Thibault</dc:creator>
				<category><![CDATA[gestion financière]]></category>
		<category><![CDATA[états financiers]]></category>
		<category><![CDATA[vérification]]></category>

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		<description><![CDATA[Les états financiers produits par un expert-comptable peuvent en dire long au sujet d’une entreprise. En effet, bien que ces documents soient essentiellement de nature purement comptable, ils constituent néanmoins, pour toute personne sachant lire et analyser ceux-ci, une source importante d’informations sur l’état d’une entreprise à une date précise qui va souvent au-delà de la simple situation financière de cette dernière.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="corpstexte1" style="text-align: justify;">Les états financiers produits                        par un expert-comptable peuvent en dire long au sujet d’une                        entreprise. En effet, bien que ces documents soient essentiellement                        de nature purement comptable, ils constituent néanmoins,                        pour toute personne sachant lire et analyser ceux-ci, une                        source importante d’informations sur l’état                        d’une entreprise à une date précise                        qui va souvent au-delà de la simple situation financière                        de cette dernière.</p>
<p>Les principales composantes des états financiers                        d’une entreprise sont d’une part le bilan qui                        reproduit la structure financière d’une entreprise                        et d’autre part l’état des résultats                        qui indique la performance financière de cette dernière.                        Bien qu’ils doivent tous être dressés                        selon les normes comptables en vigueur à la date                        de leur production (principes comptables généralement                        reconnus &#8211; P.C.G.R.) les états financiers d’une                        entreprise peuvent varier considérablement quant                        à la qualité et la fiabilité de leur                        contenu.</p>
<p>En effet, il existe trois sortes de rapports qu’un                        expert-comptable, chargé de dresser des états                        financiers, peut émettre à cet égard                        soit : l’avis au lecteur, le rapport de mission d’examen                        et le rapport de vérification.</p>
<p>Les états financiers accompagnés d’un                        simple avis au lecteur indiquent que ceux-ci ont fait l’objet                        d’une simple compilation de l’information comptable                        transmise par le client selon les règles comptables                        en vigueur. Cet avis au lecteur n’engage pas la responsabilité                        de l’expert-comptable quant à l’exactitude                        des chiffres ainsi reproduits puisque celui-ci n’a                        pas le mandat de valider ceux-ci. Pour ce motif, le niveau                        de fiabilité de tels états financiers est                        donc plutôt faible.</p>
<p>Les états financiers accompagnés d’un                        rapport de mission d’examen indiquent que l’expert-comptable                        a procédé à un examen qui consiste                        essentiellement en des prises de renseignements, procédés                        analytiques et discussions portant sur les renseignements                        qui sont fournis par l’entreprise. Cet examen n’équivaut                        pas à une vérification et l’expert-comptable                        n’exprime pas une opinion de vérificateur sur                        ces états financiers. Le niveau de fiabilité                        de ceux-ci varie de faible à moyen dépendamment                        de la rigueur comptable du client desservi par l’expert-comptable.</p>
<p>Enfin, les états financiers accompagnés d’un                        rapport de vérification impliquent de la part de                        l’expert-comptable un travail de vérification                        de l’exactitude des chiffres reproduits en effectuant                        un contrôle sélectif des comptes de l’entreprise                        vérifiée. Ce rapport offre le niveau de fiabilité                        le plus élevé sans toutefois éliminer                        au complet la présence d’erreurs ou de fraude.</p>
<p>En ce qui concerne la responsabilité de l’expert-comptable                        qui produit des états financiers, il convient de                        mentionner que celle-ci varie considérablement en                        fonction de la nature du rapport produit par ce dernier.                        Évidemment, plus le niveau de fiabilité du                        rapport est élevé plus la responsabilité                        de celui-ci sera retenue, tel qu’illustré par                        la décision <em>Verrier</em> c. <em>Malka</em>, [1998]                        R.R.A. 715 (REJB 1999-06328; J.E. 98-1209) de la Cour d’appel                        du Québec.</p>
<p>Dans cette affaire Verrier (l’expert-comptable) a                        dressé les états financiers vérifiés                        de la société Valac inc. (ci-après                        Valac). M. Jutras (ci-après Jutras) était                        le président et unique actionnaire de cette dernière.                        M. Malka et sa société (ci-après Malka)                        ont investi 250 000$ dans Valac sur la foi des états                        financiers vérifiés. Malka a découvert                        des irrégularités comptables importantes découlant                        d’erreurs dans les états financiers vérifiés                        et dans des documents établis par les employés                        de Valac. Les états financiers indiquaient un profit                        de plus de 75 000$, alors qu’en réalité                        Valac accusait une perte de plus de 40 000$. Cette erreur                        provenait, entre autre, du fait que les comptables avaient                        fait figurer un montant dans l’actif de la société                        à la fois au titre des comptes clients et des biens                        en stock. Malka et Jutras ont intenté chacun de leur                        côté une poursuite contre les comptables. Malka                        a aussi intenté une poursuite contre Jutras, mais                        il s’est désisté de cette action suite                        au remboursement par Jutras de son investissement.</p>
<p class="corpstexte1" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.edilex.com/edilexposte/Redacteur/images/2003/24/jug-VM.gif" alt="" width="500" height="472" /></p>
<p style="text-align: justify;">En première instance, le juge                        retient la responsabilité des comptables. Selon cette                        cour, les comptables avaient accès aux pièces                        qui auraient permis de déceler l’erreur. L’expert-comptable                        a donc été condamné à payer                        136 468$ à Malka. En ce qui concerne l’action                        de Jutras, la Cour supérieure la rejette tout simplement.                        En appel, les comptables soutiennent n’avoir commis                        aucune faute professionnelle. Selon eux, ils auraient été                        trompés par l’ancien contrôleur de Valac,                        M. Mercure. Malka réitère que s’il avait                        su que Valac était déficitaire il n’aurait                        jamais investi son argent dans celle-ci. La Cour d’appel                        n’intervient pas dans le jugement de première                        instance en ce qui concerne la responsabilité des                        comptables, elle ne fait que réduire le montant accordé                        en première instance des honoraires extrajudiciaires                        accordant ainsi un montant de 85 006$ en faveur de Malka,                        confirmant de ce fait l’opinion de la Cour supérieure                        quant à la faute commise par Verrier.</p>
<p>Ces jugements de la Cour supérieure et de la Cour                        d’appel du Québec témoignent ainsi éloquemment                        de l’importance du rôle du vérificateur                        quant à l’exactitude de l’information                        comptable apparaissant dans des états financiers                        vérifiés ainsi que la sanction possible d’un                        manquement à cet égard.</p>
<p>Bien que la <em>Loi sur les compagnies</em>, L.R.Q., c.                        C-38 à l’article 123.98 L.C.Q. et la <em>Loi                        canadienne sur les sociétés par actions</em>,                        L.R.C. (1985), ch. C-44 à l’article 163 permettent                        aux actionnaires de dispenser l’entreprise de l’obligation                        de produire des états financiers vérifiés,                        imposée par les articles 98 L.C.Q. et 155 (1) L.C.S.A.,                        la production de ceux-ci constitue souvent un passage obligé                        dès qu’une décision basée sur                        la structure ou la performance financière d’une                        entreprise doit se prendre. Ainsi, que ce soit dans le cadre                        d’un financement, du calcul du prix d’émission                        privée ou publique d’action ou d’une                        acquisition ou fusion d’entreprise, il ne faut pas                        s’étonner du fait que les parties exigent la                        production d’états financiers vérifiés                        à une date précise, que ceux-ci occupent une                        place importante dans la documentation financière                        et juridique de la transaction concernée et que toute                        erreur s’y rapportant fasse l’objet de réclamations                        de la part de toute partie lésée par une telle                        erreur.</p>
<p>Même s’il n’appartient pas à toute                        personne évoluant dans le monde des affaires de posséder                        une grande expertise en cette matière, il n’en                        demeure pas moins que celle qui possède de bonnes                        aptitudes à cet égard peut en tirer de grands                        bénéfices tant sur le plan financier que sur                        le plan juridique.</p>
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