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	<title>edilexpress &#187; achat</title>
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	<description>La norme des affaires</description>
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		<title>La nouvelle loi sur les sociétés par actions et la vente d’actifs</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 22:51:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Me Gilles Thibault</dc:creator>
				<category><![CDATA[achat/vente d'entreprise]]></category>
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		<description><![CDATA[Le projet de loi no 63, intitulé Loi sur les sociétés par actions, a été sanctionné  le 4 décembre 2009. Cette nouvelle loi apporte des changements  majeures à l’actuelle Loi sur les compagnies. Il en est ainsi de l'introduction de nouvelles règles à respecter lors de la vente des actifs d'une société par actions ou des actions d'une filiale qu'elle détient.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 4 décembre 2009, le projet de loi 63, intitulé <em>Loi sur les sociétés par actions</em>, a été sanctionné par le parlement du Québec. Cette nouvelle loi qui est censée entrer en vigueur au début de l&#8217;année 2011, se veut une réforme majeure de l’actuelle <em>Loi sur les compagnies</em>. Parmi les innovations de cette nouvelle loi, se trouve le chapitre X intitulé «Aliénation affectant la poursuite d&#8217;activités substantielles», qui fixe les règles du jeu à respecter lors de la vente des actifs d&#8217;une société par actions ou des actions d&#8217;une filiale qu&#8217;elle détient. Ce nouveau régime imposera, notamment à la société par actions régie par cette loi, (1) l&#8217;approbation des actionnaires, par voie de résolution spéciale, de toute aliénation de ses biens qui compromet sa capacité de poursuivre des activités substantielles, et (2)  le droit d&#8217;un actionnaire dissident de demander le rachat de ses actions par celle-ci si elle procède à une telle vente. Examinons de plus près ces nouvelles règles du jeu et leur impact sur de telles ventes à compter de l&#8217;an 2011.</p>
<p><strong>L’aliénation affectant la poursuite d’activités substantielles</strong></p>
<p>Signalons d&#8217;entrée de jeu que le terme « aliénation » au sens de  la loi signifie toute opération de vente, d’échange ou de location de biens (art. 271 al. 2), mais aussi de perte de contrôle d’une filiale (art. 275).</p>
<p>Quant la notion de «poursuite d’activités substantielles», la loi indique qu’une société «est réputée poursuivre des activités substantielles», lorsque les activités qu’elle poursuit, après une aliénation de ses biens, satisfont aux exigences suivantes :</p>
<p>1° elles nécessitaient l’utilisation d’au moins 25 % de la valeur de l’actif de la société à la date de la fin de l’exercice précédant l’aliénation  (art. 274 al. 1. 1<sup>er</sup>);</p>
<p>2° elles ont généré, au cours de l’exercice précédant l’aliénation, au moins 25 % des produits ou du bénéfice avant impôt de la société (art. 274 al. 1. 2<sup>ième</sup>).</p>
<p>Il est intéressant de noter qu’en définissant de la sorte la notion de poursuite d’activités substantielles, la loi invite à porter l’analyse de l’interdiction sur l’évaluation des activités que la société continue d’exercer à la suite de l’aliénation plutôt que sur les activités qui sont cédées. Aussi, la société doit-elle s’abstenir de vendre les actifs de la société dès lors que les activités qu’elle conserverait après la vente ne répondent pas aux exigences de l’article 274 al. 1 de la loi, à moins que cette vente ne soit approuvée par les actionnaires.</p>
<p><strong>L’interdiction<br />
</strong></p>
<p>L’article 271 de la nouvelle loi interdit à toute société de «procéder à une aliénation de ses biens si, par suite de cette aliénation, elle ne peut poursuivre des activités substantielles, à moins que l’aliénation ne soit autorisée par les actionnaires ou qu’elle ne soit faite en faveur d’une filiale de la société dont celle-ci est l’unique actionnaire. »</p>
<p>Cette interdiction d’aliénation s’étend également, sauf dans quelques exceptions, aux biens d’une filiale de la société dans l’hypothèse  où les biens de la filiale seraient ceux de la société et où les activités de la société incluraient celle de sa filiale (art. 273).</p>
<p><strong>L&#8217;approbation des actionnaires</strong></p>
<p>Pour les fins d’application de l’art. 271 al. 1, la loi souligne que l’autorisation pour procéder  à l’aliénation des actifs de la société est donnée par résolution spéciale (art. 272 al 1).  Aux termes de l’art. 2 de la loi, il faut entendre qu’une résolution spéciale est celle devant être adoptée par au moins les deux tiers des voix exprimées lors d’une assemblée par les actionnaires habiles à voter sur cette résolution ou une résolution devant être signée par tous ces actionnaires.</p>
<p>Les actionnaires peuvent,  au moyen de la résolution spéciale qui autorise l’aliénation ou par résolution spéciale distincte, soit déterminer les modalités de l’aliénation  ou autoriser le conseil d’administration à les déterminer, soit permettre au conseil d’administration de ne pas procéder à l’aliénation qu’ils autorisent (art. 272 al. 2).</p>
<p><strong>Le droit de rachat en faveur de l&#8217;actionnaire dissident<br />
</strong></p>
<p>La nouvelle <em>Loi sur les sociétés</em> introduit également des mesures de protection des actionnaires minoritaires tout  à fait nouvelles dans le droit québécois des compagnies. Parmi celles-ci, on distinguera tout particulièrement le droit au rachat des actions, plus connu sous le nom de « droit de dissidence », comme étant la plus marquante. Ce droit est prévu à l’article 372 de cette loi et se lit comme suit :</p>
<p style="padding-left: 60px;"><em><strong>372. </strong>L’adoption de l’une des résolutions énumérées ci-après confère à un actionnaire le droit d’exiger le rachat par la société de la totalité de ses actions dès lorsqu’il exerce, contre la résolution, la totalité des droits de vote que comportent ces actions :</em></p>
<p style="padding-left: 60px;"><em>&#8230;<br />
</em></p>
<p style="padding-left: 60px;"><em>3° la résolution spéciale autorisant une aliénation de biens de la société lorsque, par suite de cette aliénation, elle ne peut poursuivre des activités substantielles ;</em></p>
<p style="padding-left: 60px;"><em>4° la résolution spéciale autorisant la société à permettre l’aliénation des biens de sa filiale ;</em></p>
<p style="padding-left: 60px;">&#8230;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><em>L’adoption d’une résolution visée par les paragraphes 3° à 7° du premier alinéa confère à l’actionnaire ne détenant pas d’actions comportant le droit de vote le droit d’exiger le rachat par la société de la totalité de ses actions.</em><em> </em></p>
<p>Cet article se veut une synthèse de tous les changements importants pouvant déclencher le droit de l’actionnaire minoritaire de se faire racheter par la société la totalité de ses actions. Ce droit existe à deux conditions cumulatives: d’abord, que l’actionnaire minoritaire  s’oppose à l’adoption de l’une quelconque des résolutions  visées à l’article 372; ensuite, que la société procède effectivement à la réalisation de l’objet de la résolution donnant ouverture à ce droit (article 374).</p>
<p>Au vu de ce qui précède, l’actionnaire dissident au vote de la résolution spéciale autorisant la vente d&#8217;actifs de la société, tel que prévu par les art. 271 et suivants de la loi, peut s’il le désire, et lorsque les conditions ci-dessus indiquées sont remplies, se prévaloir  de son droit d’exiger le rachat par la société de toutes ses actions.</p>
<p>Dans cette éventualité, la loi prévoit que le prix de rachat des actions est évalué par la société à leur juste valeur (art. 378) et que l’actionnaire peut saisir le tribunal  s’il est en désaccord avec cette évaluation (art. 384).</p>
<p><strong>Marche à suivre<br />
</strong></p>
<p>À la lumière de ce qui précède, il va sans dire que les processus de vente d&#8217;actifs et d&#8217;actions, qui seront visés par cette nouvelle loi, devront s&#8217;accomoder de ces nouvelles règles. Le test d&#8217;impact sur les activités, qui figure à l&#8217;article 274 de cette loi, deviendra un passage obligé pour les administrateurs qui auront à prendre une telle décision, ainsi que pour tout juriste appelé à préparer un <a href="edidoc{Y02500}" target="_blank">contrat de vente d&#8217;actifs</a> ou <a href="edidoc{Y04550}" target="_blank">d&#8217;actions</a> pour déterminer si l&#8217;approbation des actionnaires est requise.  Dans l&#8217;affirmative, viendra ensuite la convocation des actionnaires  accompagné d&#8217;un exemplaire ou d&#8217;un résumé du contrat de vente projeté dans le but d&#8217;obtenir par voie de résolution spéciale cette approbation qui devrait probablement figurer en annexe au contrat tel que le requiert l&#8217;article 272.  Enfin, il faudra, lorsque les circonstances le permettent, spéculer sur les impacts d&#8217;une dissidence puisque le droit au rachat obligatoire prévu à l&#8217;article 372 qu&#8217;elle déclenche engendrera sans doute des incidences financières, juridiques et fiscales dont il faudra prendre la mesure le cas échéant.</p>
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		<item>
		<title>Préparer l’entreprise en vue de sa cession pour éviter l’échec d’une transaction</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 20:54:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Me Gilles Thibault</dc:creator>
				<category><![CDATA[achat/vente d'entreprise]]></category>
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		<description><![CDATA[Présenter une image fidèle et claire d’une entreprise en vente à des acquéreurs potentiels facilite sans aucun doute la transaction et peut en assurer le succès.  Il va s’en dire, a contrario, qu’un acquéreur potentiel se montrera peu enthousiaste à transiger lorsqu’il découvre, au cours de la vérification diligente précédant l’accord final, que les représentations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Présenter une image fidèle et claire d’une entreprise en vente à des acquéreurs potentiels facilite sans aucun doute la transaction et peut en assurer le succès.  Il va s’en dire, a contrario, qu’un acquéreur potentiel se montrera peu enthousiaste à transiger lorsqu’il découvre, au cours de la vérification diligente précédant l’accord final, que les représentations qui lui avaient été faites sont fausses ou que certaines informations essentielles à son appréciation sont erronées ou manquantes. Ces problèmes, lorsqu’ils ne sont pas créés volontairement par le vendeur, proviennent généralement d’une mauvaise gestion de l’information documentaire au sein de l’entreprise cible qui, au moment de sa mise en vente, laisse apparaître toutes les défaillances susceptibles de décourager plus d’un acquéreur potentiel.  Or, nous pensons que la vente d’entreprise est une opération stratégique qui doit refuser toute improvisation.  Pour réussir un tel projet, il est important de s’inscrire dans un processus de planification de l’image que l’on veut donner de son entreprise, lequel doit s’amorcer bien avant la mise en vente de celle-ci.  Cette préparation permet en effet d’envoyer des signes sur le sérieux de l’entreprise en vente et d’établir la confiance des acquéreurs potentiels.  Cela vaut donc la peine de s’y attarder.  Nous allons montrer dans cette chronique, à l’aide d’une décision récente de la Cour supérieure du Québec qui illustre bien notre propos, l’importance pour un vendeur de se préparer à l’avance pour mieux faire face au déroulement du processus de vente de son entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit, en l’occurrence, de la décision intervenue dans l’affaire <em>Hamel </em>c. <em>Bélanger</em> <sup class='footnote'><a href='#fn-54-1' id='fnref-54-1'>1</a></sup>  dans laquelle la Cour est saisie d’une réclamation en dommages pour bris de contrat injustifié.  En l’espèce, le couple Lemieux et Hamel a accepté l’offre de M. Bélanger d’acheter sa pharmacie ainsi que des immeubles qu’il mettait en vente en raison d’une maladie qui a rendu précaire la santé de l’époux.  L’offre est irrévocable et est sujette à la réalisation de certaines conditions dont M. Bélanger doit se déclarer satisfait dans le délai prévu pour effectuer sa vérification diligente.  Prétendant découvrir, au cours de cette vérification diligente, que les représentations du couple Lemieux se sont avérées inexactes tant sur les états financiers de la pharmacie que sur l’état des immeubles et, de surcroît, confronté aux réticences de ce dernier de lui révéler des éléments essentiels à l’exploitation de la pharmacie, M. Bélanger décide de retirer son offre.  Il est dès lors poursuivi au motif que son retrait est intervenu sans raison valable et que celui-ci a causé des pertes financières au couple vendeur.  Dans sa conclusion, l’honorable juge Sylvie Devito souligne que, dans les circonstances particulières qui ont poussé le couple Lemieux à devoir vendre leur entreprise, «il est compréhensible que […] leurs attentes, et ensuite l’échec de la transaction avec M. Bélanger aient exacerbé leur déception [mais qu’] aussi légitime que puisse être ce sentiment en l’espèce, le rôle du tribunal demeure néanmoins de décider du litige en fonction du droit».  Elle décide alors que le retrait de l’offre est pleinement justifié, dans la mesure où la preuve est faite de manière prépondérante que les représentations du couple au sujet des immeubles et de l’exploitation de la pharmacie sont inexactes, et que M. Bélanger n’a pu être rassuré par la production d’états financiers vérifiés alors même que les garanties de rentabilité qu’il recherchait à travers ces considérations étaient essentielles à la conclusion de la transaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette décision démontre à suffisance qu’une mauvaise préparation peut mettre en échec un projet de vente d’entreprise.  En effet, l’une des règles de base en matière de vente d’entreprise veut que le vendeur soit en mesure de faire la preuve de l’exactitude de ses affirmations lors de la phase dite de la vérification diligente d’une vente d’entreprise.  Cela est d’autant plus vrai lorsque les affirmations en cause portent sur la performance financière de l’entreprise.  Dans le cas précité, ce ne fut évidemment pas le cas, d’où l’échec de la transaction et les conséquences qui en ont résulté pour les vendeurs dont le malheur ne fait que s’amplifier suite à un tel jugement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que faire?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la majeure partie des gens d’affaires, la vente de leur entreprise constitue une expérience unique dans leur vie et pour laquelle ils sont peu ou pas préparés.  Ils éprouvent beaucoup de difficulté à gérer les exigences d’une vérification diligente et il en résulte beaucoup d’émotions et de frustrations pendant cette phase de la vente, qui débouchent parfois sur une rupture.  Ce qu’il faut comprendre à la base, c’est qu’une vente d’entreprise ne s’improvise pas et quiconque enfreint cette règle prend de grands risques.  Le vendeur doit réaliser qu’un acheteur prudent effectuera toujours une inspection détaillée de l’entreprise qu’il entend acquérir pour éviter de mauvaises surprises une fois l’acquisition complétée.  Pour ce faire, il fait souvent appel à des conseillers juridiques, financiers et techniques qui l’aideront à bien évaluer l’état de l’entreprise cible.  Ces gens de métier, qui savent quelles questions poser et surtout comment évaluer les réponses ou informations reçues, jouent un rôle important dans l’appréciation du risque d’un acquéreur.  Devant un tel groupe d’inquisiteurs, un vendeur a donc intérêt à bien performer.  À cette fin, il se doit de prendre une longueur d’avance sur ces éventuels inquisiteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour passer avec succès l’épreuve de la vérification diligente, nous pensons qu’un vendeur avisé devrait se projeter dans la peau d’un acheteur pour être en mesure de détecter les éventuels problèmes susceptibles d’être soulevés à l’occasion de cette phase cruciale de vérification et minimiser les risques d’échec de la transaction.  En procédant ainsi, il pourrait agir par anticipation et structurer l’information en fonction de ce qu’il percevra comme une attente légitime de tout acquéreur.  Cette façon de procéder équivaut, en quelque sorte, à une simulation interne de vérification diligente au cours de laquelle il faut s’assurer que les documents essentiels, sur lesquels un acquéreur fondera sa décision d’acquérir ou non une entreprise, seront non seulement mis diligemment à la disposition de l’équipe de vérification, mais aussi qu’ils auront fait l’objet d’une validation préalable de leur contenu, ce qui ne semble pas avoir été le cas dans la décision que nous avons rapportée dans la présente chronique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour aider un éventuel vendeur à comprendre la portée d’une vérification diligente lors d’une vente d’actions, il suffit de consulter l’aperçu de la demande de documents qu’un acquéreur avisé peut adresser à un vendeur lors d’une vérification diligente.  Bien que cette liste soit inappropriée pour de petites transactions, elle témoigne néanmoins éloquemment qu’un acquéreur cherche à tout savoir avant de s’engager irrévocablement à acquérir une entreprise, d’où la nécessité pour un vendeur de bien se préparer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les préparatifs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À l’instar du propriétaire d’immeuble qui n’hésite pas à effectuer quelques travaux d’entretien supplémentaires pour embellir une propriété qu’il souhaite vendre au meilleur prix possible, le propriétaire d’une entreprise doit envisager lui aussi d’effectuer des travaux de mise en valeur de cette dernière.  Parmi les travaux à considérer, il faut notamment procéder à une compilation anticipée de tous les documents importants qu’un acquéreur voudra consulter lors d’une éventuelle vérification diligente.  Nous recommandons ainsi d’exécuter ce travail dans les mois qui précéderont la mise en vente de l’entreprise afin de pouvoir exécuter les tâches s’y rapportant dans les meilleures conditions possibles et aussi afin de détecter et corriger les cas problèmes.  Fait intéressant à souligner, les frais engagés par de tels travaux sont souvent admissibles comme dépenses d’entreprise puisqu’ils peuvent aussi se justifier dans la gestion courante d’une entreprise qui souhaite se doter de meilleures assises opérationnelles.  Si, par contre, de tels frais sont engagés purement dans un contexte de vérification diligente, ils deviennent plus difficiles à justifier comme dépenses reliées à l’exploitation de l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">La résultante de tels travaux pourrait, en pratique, se matérialiser par l’établissement d’un classeur divisé en autant de dossiers qu’il y a de postes d’information essentiels à combler.  Ce classeur pourrait ainsi contenir tous les documents essentiels à la bonne exécution d’une vérification diligente par un acquéreur.  L’exécution de ce travail en anticipation d’une vérification diligente dote ainsi le vendeur d’une longueur d’avance sur le processus de vérification diligente à venir, sans compter le fait qu’elle lui permet de voir en temps utile certaines lacunes pour lesquelles il disposera encore d’un certain temps pour apporter des correctifs sans nuire à son image auprès d’un éventuel acquéreur.  En ce qui a trait au mode de présentation d’un tel classeur, nous invitons le lecteur à consulter notre ouvrage intitulé le Grand livre juridique pour découvrir les différents postes d’information à prévoir dans ce genre de compilation afin de ne rien oublier.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conclusion</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme le veut le dicton «rien ne sert de courir, il faut partir à point», le vendeur avisé doit considérer que le véritable point de départ de la vente de son entreprise n’est pas le jour où il rencontre un éventuel acquéreur, mais plutôt le jour où il décide de vendre son entreprise.  À compter de ce jour, il doit mettre en branle tout un processus préparatoire qui peut s’échelonner sur quelques mois, uniquement dans le but de mettre en place tout l’inventaire de documents qui seront exigés dans le cadre d’une vérification diligente.  Ce faisant, il s’évitera, d’une part, un lourd fardeau de dernière minute qui, lorsque mal géré du côté du vendeur, peut faire déraper une vente et il s’assurera, d’autre part, que la plupart des documents qui seront transmis auront la qualité requise pour inciter l’acquéreur à vouloir conclure cette vente à un prix et des modalités avantageux pour le vendeur.</p>
<hr/><br/>
<div class='footnotes'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-54-1'><em>Hamel </em>c. <em>Bélanger</em>, (C.S., 2007-07-18), 2007 QCCS 3487 (CanLII) <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-54-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>L’engagement et la garantie d’indemnisation du vendeur lors de la vente d’une entreprise</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2007 18:40:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Me Gilles Thibault</dc:creator>
				<category><![CDATA[achat/vente d'entreprise]]></category>
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		<description><![CDATA[Lorsqu’une entreprise est vendue, l’acquéreur requiert généralement de la part du vendeur une variété d’attestations quant à son état, sa capacité de vendre et quant à l’état de l’entreprise vendue sur le plan juridique, financier et opérationnel.  Les attestations du vendeur constituent pour l’acquéreur la base sur laquelle il fonde son consentement à acquérir l’entreprise.  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lorsqu’une entreprise est vendue, l’acquéreur requiert généralement de la part du vendeur une variété d’attestations quant à son état, sa capacité de vendre et quant à l’état de l’entreprise vendue sur le plan juridique, financier et opérationnel.  Les attestations du vendeur constituent pour l’acquéreur la base sur laquelle il fonde son consentement à acquérir l’entreprise.  Si l’une de ses attestations s’avère fausse ou inexacte, l’acquéreur peut alors soit annuler la vente lorsqu’elle porte sur un aspect essentiel de la vente ou se faire indemniser du préjudice subi en pareilles circonstances.  La chronique qui suit se propose d’examiner de plus près les clauses constitutives du régime d’indemnisation apparaissant dans la plupart des contrats de vente d’entreprise ou d’actions.</p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Les clauses d’indemnisation traitent d’une variété de sujets ayant comme thème central l’indemnisation d’un acquéreur vis-à-vis des pertes imprévues qu’il peut subir suite à l’acquisition de l’entreprise achetée.  Bien qu’elles puissent faire l’objet de constructions très variées, ces clauses couvrent, à quelques détails près, les mêmes sujets.  Pour les fins de la présente chronique, nous aborderons le sujet en trois parties distinctes.  Nous examinerons d’abord l’engagement d’indemnisation; ensuite nous traiterons de la garantie d’indemnisation après quoi nous discuterons brièvement des moyens de résolution des conflits se rapportant aux réclamations faites sous le régime de cet engagement.</p>
<p><strong>A- L’engagement d’indemnisation</strong></p>
<p>Cet engagement constitue l’un des éléments les plus importants à négocier lors de la vente d’une entreprise.  Cette clause très convoitée par un acquéreur inquiète beaucoup le vendeur qui voit en celle-ci une menace sérieuse à l’encaissement de la totalité du prix de vente convenu.  La négociation de cet engagement implique plusieurs sous-sujets sur lesquels les parties doivent s’entendre, dont voici un bref aperçu.</p>
<p><strong>Réclamation admissible</strong></p>
<p>Un premier sujet traite de la définition du terme «perte» faisant l’objet d’un droit d’indemnisation en faveur de l’acquéreur.  Une telle clause se lit habituellement comme suit :</p>
<p style="padding-left: 60px;">«Dans cette section, le terme Perte désigne tout dommage direct, amende, frais, pénalité, passif, perte de revenus et dépenses, incluant, sans être limitatif, les intérêts, les dépenses raisonnables d’enquêtes, les frais judiciaires, les frais et dépenses raisonnables pour les services d’un avocat, d’un comptable ou d’un autre expert ou toute autre dépense liée à une poursuite judiciaire ou autre procédure ou autre type de requête, défaut ou cotisation engagé pour i) l’enquête ou la défense contre les poursuites par de tierces parties, ou ii) exercer ou contester avec succès les droits découlant du Contrat contre l’une des PARTIES ou autrement, mais ne comprend pas tout dommage punitif indirect ou incident, y compris la perte de profits (résultant d’un acte engageant la responsabilité extracontractuelle ou contractuelle et sans égard au fait qu’une PARTIE ait pu prévoir tel dommage) suite à un manquement au Contrat.»</p>
<p>Comme on peut le constater, cette clause fait état d’inclusions et d’exclusions.  Il appartient aux parties de convenir de telles inclusions et exclusions au cas par cas.<br />
<strong><br />
Cas d’ouverture</strong></p>
<p>Ayant défini les pertes admissibles sous le régime d’indemnisation d’un acquéreur, il convient ensuite de fixer les cas de figure où l’obligation d’indemniser un éventuel acquéreur naîtra.  Ces cas de figure apparaissent dans la clause suivante :</p>
<p style="padding-left: 60px;">«Le VENDEUR s’engage à indemniser l’ACQUÉREUR et ses Représentants Légaux de toute Perte subie par l’une d’entre eux pour i) toute attestation fausse, inexacte ou erronée faite par le VENDEUR dans le Contrat ou ii) toute inexécution de ses obligations découlant du Contrat.»</p>
<p>Il convient de signaler ici que l’inexactitude ou la fausseté d’une attestation constitue la principale source de réclamation d’un acquéreur.  Il faut donc accorder une attention particulière à la rédaction de telles clauses de part et d’autre pour éviter tout conflit d’interprétation s’y rapportant.  (Voir à ce propos notre chronique antérieure (2006) #59 intitulée «Les attestations dans un contrat, un moyen de protéger l’intégrité de votre consentement».</p>
<p><strong>Procédure</strong></p>
<p>Après avoir circonscrit la notion de perte admissible ainsi que les cas d’ouverture au droit à l’indemnisation, il faut ensuite établir la procédure imposée à un éventuel acquéreur pour exercer son droit à l’indemnisation.  Cette procédure doit idéalement permettre au vendeur de mitiger l’ampleur de la «perte» exigible par l’acquéreur en imposant à ce dernier l’obligation de l’aviser promptement, afin qu’il puisse intervenir le plus tôt possible et, lorsque possible, de contrôler le processus de réclamation qui mènera à l’établissement du montant de la perte.  Voici un exemple de rédaction de ce genre de clause :</p>
<p style="padding-left: 60px;">«Dans l’éventualité d’une réclamation, l’ACQUÉREUR doit i) envoyer un avis écrit de la réclamation au VENDEUR à l’intérieur d’un délai raisonnable, ii) coopérer avec le VENDEUR, au frais de ce dernier, dans le cadre des poursuites intentées en raison de ladite réclamation et iii) permettre au VENDEUR de contrôler la défense et le règlement de ladite réclamation, sujet toutefois à ce que le VENDEUR ne convienne pas d’un règlement qui serait contraire aux droits et intérêts de l’ACQUÉREUR sans avoir, au préalable, obtenu l’autorisation écrite de ce dernier, laquelle ne peut être retenue, assortie de conditions ou retardée sans motif sérieux.»</p>
<p><strong>Franchise</strong></p>
<p>Il est d’usage d’assortir l’engagement d’indemnisation du vendeur d’une franchise en sa faveur afin d’éviter des réclamations frivoles ou répétitives de la part d’un acquéreur.  À cet égard, de nombreux contrats de vente contiennent une clause visant à exclure les réclamations, individuelles ou cumulatives, inférieures à un certain montant convenu entre les parties.  Certains contrats prévoient même deux types de franchise, l’une spécifique et l’autre universelle.  La franchise spécifique porte sur une réclamation issue d’une attestation précise dans le contrat (ex. :  les réclamations sur garantie) tandis que la franchise universelle couvre l’ensemble des réclamations se rapportant à tout le dispositif d’attestations du vendeur.  Une clause de franchise universelle se lit comme suit :</p>
<p style="padding-left: 60px;">«Nonobstant ce qui précède, l’ACQUÉREUR consent à accorder au VENDEUR une franchise universelle de &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. dollars (&#8230;&#8230;. $) envers toute Perte qu’il peut réclamer en vertu du présent engagement.»</p>
<p><strong>Plafond</strong></p>
<p>Il existe une autre possibilité de clause gravitant autour de ce sujet visant à imposer une limite maximale de perte à indemniser.  Cette limite maximale correspond souvent au montant de la garantie d’indemnisation consentie par le vendeur qui veut avoir l’assurance que le prix de vente net de toute réclamation sera d’au moins&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. dollars (&#8230;&#8230;. $).  Cette limite fait souvent l’objet d’une négociation ardue, surtout lorsque les affaires de l’entreprise du vendeur sont mal gérées ou mal documentées, d’où l’intérêt pour un exploitant d’entreprise de pratiquer une saine gestion de son entreprise s’il veut un jour bien monnayer celle-ci.</p>
<p><strong>Durée</strong></p>
<p>L’engagement d’indemniser peut aussi faire l’objet d’une limite dans le temps.  Cette limite temporelle varie généralement en fonction de la nature de l’attestation.  La clause type sur la durée des attestations, et par le fait même de l’engagement d’indemniser, se décline donc comme suit :</p>
<p style="padding-left: 60px;">«Toute réclamation fondée sur une attestation de nature fiscale se prescrit en fonction de la prescription statutaire s’y rattachant.</p>
<p style="padding-left: 60px;">Tout réclamation fondée sur une attestation autre que fiscale devient prescrite &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. ( &#8230;&#8230;. ) ans après la date de l’entrée en vigueur du Contrat.</p>
<p style="padding-left: 60px;">Toute réclamation fondée sur un engagement du VENDEUR se prescrit une Année après la date d’extinction de cette obligation.</p>
<p style="padding-left: 60px;">Il n’y a pas de prescription pour une réclamation fondée sur la mauvaise foi du VENDEUR.»</p>
<p>À la lumière de ce qui précède, l’engagement d’indemnisation implique plusieurs volets sur lesquels les parties doivent s’entendre.  Il constitue un enjeu important pour le vendeur, d’une part, qui veut éviter qu’une telle clause ait pour effet de diminuer son prix de vente net de toute réclamation et pour l’acquéreur, d’autre part, qui veut éviter d’ajouter de multiples coûts cachés à son prix d’achat.</p>
<p><strong>B- La garantie d’indemnisation</strong></p>
<p>Il ne suffit pas d’énoncer l’engagement d’indemnisation du vendeur, encore faut-il constituer une garantie quelconque en faveur de l’acquéreur visant à assurer le respect de cet engagement.  Il s’agit ici d’un sujet épineux qui fait parfois l’objet de longues négociations quant à la raisonnabilité ou la suffisance des garanties requises en ce sens par un acquéreur.  Il existe deux cas de figure importants à ce propos selon que l’acquéreur procède à un paiement partiel ou complet du prix de vente au jour de sa clôture.</p>
<p><strong>Paiement partiel</strong></p>
<p>Dans le cas d’un paiement partiel, il faut comprendre, de par le fait que le vendeur accepte de financer en partie le coût d’acquisition de l’acquéreur, que le solde impayé constitue en soi une garantie indirecte d’indemnisation au bénéfice de l’acquéreur qui pourra retenir sur le solde dû toute réclamation admissible au sens du contrat de vente.  Cette façon de procéder, bien que très répandue, comporte son lot de risque pour le vendeur, car d’aucuns prétendent que ce genre de pratique devient souvent un levier de négociation à l’avantage d’un acquéreur qui peut ainsi se faire justice unilatéralement et imposer des concessions au vendeur qu’il n’aurait pu obtenir autrement.</p>
<p><strong>Paiement complet</strong></p>
<p>Dans le cas d’un paiement complet, le débat s’ouvre entre le vendeur et l’acquéreur sur la mise en place d’une garantie d’indemnisation acceptable aux deux parties.  Ce débat porte sur le type de garantie consentie, le montant couvert par cette garantie, sa gestion pendant la période de garantie, sa durée et sa libération progressive.</p>
<p><strong>Type de garantie<br />
</strong><br />
En ce qui concerne le type de garantie, une multitude de possibilités s’offre aux parties.  Règle générale, il doit s’agir d’une garantie tangible facile à réaliser.  Le scénario idéal d’un acquéreur est le dépôt d’une somme d’argent auprès d’un dépositaire-mandataire ou l’émission d’une lettre de garantie bancaire.  La clause qui suit porte sur la mise en place d’une garantie bancaire :</p>
<p style="padding-left: 60px;">«Afin de garantir l’exécution en faveur de l’ACQUÉREUR de ses obligations issues du Contrat, le VENDEUR convient de fournir de façon concomitante à la Date de Clôture à l’ACQUÉREUR une garantie bancaire à première demande consentie par un établissement bancaire de renom, d’un montant de &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. dollars (&#8230;&#8230;. $).»</p>
<p><strong>Montant</strong></p>
<p>En ce qui concerne le montant de la garantie, il n’y a pas de règle absolue sur le sujet.  Cela dépend beaucoup du rapport de force entre les parties à la table de négociation.  La plage inférieure de cette garantie représente habituellement dix pour cent (10%) du prix de vente tandis que la plage supérieure peut représenter un pourcentage aussi élevé que cinquante pour cent (50%) du prix de vente lorsque l’acquéreur veut se mettre à l’abri des nombreux risques de coûts cachés qu’il a identifiés lors de sa vérification diligente.</p>
<p><strong>Gestion</strong></p>
<p>Lorsque la garantie implique le gel d’une somme d’argent, la question qui survient alors porte sur la gestion de la somme déposée.  En effet, le vendeur qui accepte de constituer une telle garantie tient souvent à conserver un certain contrôle sur le placement de la somme ainsi déposée afin que celle-ci puisse générer le meilleur rendement possible pendant la période de garantie.  Vient ensuite la question du sort réservé aux intérêts générés.  Peuvent-ils être retirés de la garantie ou s’ajoutent-ils à celle-ci?</p>
<p><strong>Durée et libération</strong></p>
<p>À propos de la durée de la garantie d’indemnisation, celle-ci s’échelonne en moyenne sur une période qui varie de trois (3) à cinq (5) ans.  Cette période suffit généralement pour dépister toutes les inexactitudes ou faussetés dans les attestations du vendeur pouvant faire l’objet d’une réclamation.  En l’absence de réclamation, le montant de la garantie décroît annuellement et la portion non requise de la garantie est ainsi libérée progressivement, selon la procédure convenue au contrat, jusqu’à l’expiration complète de la période de garantie.</p>
<p style="padding-left: 60px;">«La garantie d’indemnisation, sous réserve de ce qui suit, doit être maintenue pour une période de &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. ( &#8230;&#8230;. ) années à compter de la Date de clôture.  Le montant de la garantie d’indemnisation décroît par tranche de &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. POUR CENT ( &#8230;&#8230;. %) par année à compter de la Date de Clôture, sous réserve de toute réclamation de l’ACQUÉREUR qui se réserve, le cas échéant, le droit d’exiger que le montant équivalant à cette réclamation soit retenu sur la tranche à libérer tant et aussi longtemps que la réclamation s’y rapportant n’a pas fait l’objet d’un règlement à la satisfaction de l’ACQUÉREUR, auquel cas, la durée du maintien de la portion ainsi retenue de la Garantie d’Indemnisation est réputée prorogée pour une telle durée.»</p>
<p><strong>C- Les conflits sur réclamations</strong></p>
<p>Malgré tous les efforts investis dans la rédaction de clauses d’attestations et d’indemnisation claires, il peut toujours se produire des conflits entre le vendeur et l’acquéreur quant à l’exigibilité d’un montant réclamé.  Le cas échéant, il faut prévoir quel mode de résolution convient le plus à de tels différends.  En l’absence de clauses sur la résolution de conflits, les parties doivent s’en remettre aux tribunaux de droit commun pour statuer sur une réclamation contestée.  Ce recours aux tribunaux peut s’accompagner de procédures très formalistes et de délais parfois très longs qui ne font que compliquer la situation, qu’il est généralement dans l’intérêt des parties de résoudre rapidement, d’où notre préférence pour les clauses prévoyant des modes alternatifs et obligatoires de résolution de conflits.  Il s’agit en l’espèce de clauses de médiation et d’arbitrage dont nous reproduisons ci-après des versions très répandues.</p>
<p><strong>Clause de médiation</strong></p>
<p style="padding-left: 60px;">«Si le différend ne peut être résolu par la voie d’une négociation de bonne foi entre les PARTIES à l’intérieur d’un délai raisonnable, les PARTIES conviennent de soumettre leur différend à la médiation entre le VENDEUR et l’ACQUÉREUR [les PARTIES en conflit] conformément aux règles de médiation de &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. (identifier les règles applicables de médiation).  Tout règlement d’un tel différend par voie de médiation par les PARTIES doit être documenté par écrit.  Si ce règlement modifie les termes du Contrat, cette modification doit être documentée dans un écrit signé par les deux PARTIES et annexé au Contrat.»</p>
<p><strong>Clause d’arbitrage</strong></p>
<p style="padding-left: 60px;">«Si le différend ne peut être résolu par voie de médiation dans les TRENTE (30) jours à compter du début du processus de médiation, il doit alors être résolu de façon définitive par la voie d’un arbitrage (à l’exclusion des tribunaux de droit commun) impliquant [un seul ou trois] arbitre[s] conformément aux dispositions de &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. (identifier les règles d’arbitrage applicables), étant entendu que celui-ci doit se dérouler à &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. à moins que les PARTIES en décident autrement.</p>
<p style="padding-left: 60px;">Tout jugement ou décision rendu par le tribunal d’arbitrage conformément à la présente section :</p>
<p style="padding-left: 60px;">1. est final avec effet obligatoire entre les PARTIES;<br />
2. est immédiatement exécutoire sujet à son homologation par un tribunal compétent ayant juridiction en la matière;<br />
3. est strictement confidentiel, en ce qu’il ne peut pas être divulgué à des tiers à moins qu’une telle divulgation ne soit requise par la Loi pour fins d’exécution de la décision ou pour d’autres fins.</p>
<p style="padding-left: 60px;">Les frais de l’arbitrage, y compris les honoraires professionnels et les débours des PARTIES, sont attribués par l’arbitre de la manière qu’il juge à propos dans les circonstances.»</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Dans ce bref aperçu du régime d’indemnisation qu’un vendeur doit mettre en place au bénéfice d’un acquéreur dans le cadre d’une vente d’entreprise, nous avons tenté d’exposer les nombreuses facettes de ce régime sur lesquelles les parties doivent s’entendre afin de conclure une vente.  Bien que cet exposé n’ait rien d’exhaustif, nous croyons qu’il convaincra les futurs acquéreurs et vendeurs d’entreprise qu’il s’agit d’un champ de négociation qui peut faire la différence entre une bonne et une mauvaise acquisition de part et d’autre.  Il y va de l’intérêt des parties à un contrat de vente d’aborder ce sujet avec intelligence et créativité afin de trouver le point d’équilibre entre la volonté du vendeur de tirer ses marrons du feu le plus tôt possible et le besoin de l’acquéreur de se mettre à l’abri de surprises qui peuvent compromettre son acquisition.</p>
<p>Avis est donc lancé aux futurs vendeurs d’entreprise, s’ils veulent bénéficier d’un bon prix et d’une garantie d’indemnisation peu onéreuse, qu’ils ont intérêt à pratiquer une saine gestion de leur entreprise pour avoir à leur disposition tous les arguments pour convaincre un éventuel acquéreur de ne pas jouer trop conservateur sur ces deux tableaux.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;art de négocier : une acquisition ou une vente d&#8217;entreprise</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Feb 2005 15:55:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Me Patrice Vachon</dc:creator>
				<category><![CDATA[achat/vente d'entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[achat]]></category>
		<category><![CDATA[négociation]]></category>
		<category><![CDATA[vente]]></category>

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		<description><![CDATA[Une acquisition                                  ou une vente d’entreprise engage un processus              [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="texte" style="text-align: justify;"><span class="paragraphe1">Une acquisition                                  ou une vente d’entreprise engage un processus                                  complexe de négociation. La négociation                                  met en avant-scène deux (ou plusieurs)                                  personnes, tout aussi convaincue l’une que                                  l’autre, qui ont bien souvent des intérêts                                  divergents, sinon opposés.<strong></p>
<p></strong></span>Un bon négociateur doit,                                  dans ce contexte, posséder diverses qualités                                  : honnêteté, rigueur, souplesse et                                  fermeté, selon le moment, vivacité                                  et ouverture d’esprit, expérience                                  et maîtrise de soi, créativité                                  pour dénouer une impasse, etc. Il doit                                  par ailleurs demeurer calme et posé, ou,                                  au bon moment, savoir s’enflammer, puis                                  redevenir calme et posé. Un bon négociateur                                  est un acteur en soi. Il doit être convaincu                                  et convainquant.</p>
<p class="texte" style="text-align: justify;">La négociation engagera                                  un processus de réflexion et de planification                                  stratégique. Une enquête préalable                                  poussée sur l’autre partie et son                                  dossier sera de mise afin de déterminer                                  les failles et les points forts de l’autre                                  partie, ainsi que les préoccupations et                                  les attentes de son interlocuteur. Il peut engager                                  un échange musclé entre les parties                                  ou de la cordialité et de la coopération.                                  La négociation est également parfois                                  un jeu de rôle (« good cop/bad cop                                  »).</p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Comme                                  chaque négociation est différente,                                  on peut aisément conclure qu’on n’aura                                  jamais fini d’acquérir de l’expérience                                  dans ce domaine.</span></p>
<p class="soustitrebleu" style="text-align: justify;"><strong>Objectif </strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">L’objectif                                  de cette courte présentation est de fournir                                  au lecteur quelques conseils pratiques en matière                                  de négociation dans le cadre d’une                                  acquisition ou d’une vente d’entreprise.</span></p>
<p class="soustitrebleu" style="text-align: justify;"><strong>Processus évolutif </strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Une négociation                                  est avant tout un processus évolutif puisqu’il                                  est rare que les parties s’entendront dès                                  le premier instant sur les termes et conditions                                  à débattre. Par ailleurs, dans certains                                  pays, vous offenserez votre interlocuteur si vous                                  ne vous engagez pas dans un tel processus de négociation.                                  Donc, sans plus tarder, voyons quelques principes                                  et trucs du métier.</span></p>
<p class="soustitrebleu" style="text-align: justify;"><strong>Méthodes de négociation</strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">En premier                                  lieu, tout bon négociateur doit être                                  en mesure de bien composer et s’adapter                                  avec les différents styles de ses interlocuteurs.                                  Dans certains cas, l’approche sera de nature                                  coopérative alors que dans d’autres                                  cas, elle sera de nature compétitive.</span></p>
<p class="texte" style="text-align: justify;"><strong>i) L&#8217;approche coopérative</strong></p>
<p class="texte" style="text-align: justify;">Si une approche coopérative                                  (de type « win/win ») est retenue,                                  on privilégiera les intérêts                                  des deux parties, la relation entre les parties,                                  la collaboration, la bonne entente, la cordialité                                  et l’atteinte d’un résultat                                  mutuellement satisfaisant. On recherchera ainsi                                  une entente équitable pour les deux parties                                  (« win/win ») tout en cherchant à                                  éviter la confrontation.</p>
<p class="texte" style="text-align: justify;"><strong>ii) L&#8217;approche compétitive</strong></p>
<p class="texte" style="text-align: justify;">Par contre, si une approche compétitive                                  (de type « win/lose ») est engagée,                                  la relation entre les parties sera de peu d’importance.                                  Elle sera axée nommément sur la                                  confrontation et le gain d’une partie, sans                                  égard à l’autre partie («                                  win/lose »).</p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte"> Le choix                                  d’une approche dépend du dossier                                  et de ses interlocuteurs. Les deux approches peuvent                                  mener à de bons résultats, mais                                  précisons que les résultats seront                                  préférables et davantage bénéfiques                                  en recourant à l’approche coopérative                                  si, notamment, les parties avaient à l’avenir                                  à continuer à se côtoyer (contrat                                  d’emploi ou de services, etc.).</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Une saine                                  approche est celle déterminée par                                  la situation. Chaque dossier étant un cas                                  d’espèce, surtout en matière                                  d’acquisition ou de vente d’entreprise,                                  l’approche coopérative et la négociation                                  raisonnée favoriseront une solution optimale                                  pour les parties. Comme elle ne peut être                                  imposée, ni par l’une ni par l’autre                                  des parties, elle devra requérir que les                                  deux parties l’adoptent.</span></p>
<p class="soustitrebleu" style="text-align: justify;"><strong>Quatre principes fondamentaux </strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Quatre                                  grands principes doivent être retenus dans                                  tout contexte de négociation. Il faut ainsi                                  :</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">i) savoir                                  dissocier les personnes du problème en                                  soi;</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">ii) insister                                  sur les intérêts plutôt que                                  sur les positions (éviter une guerre de                                  tranchée sur une question de principe);</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">iii) être                                  créatif et identifier une variété                                  de possibilités, les mesurer et les comparer                                  avant de décider quoi présenter                                  ou soutenir (on peut fonctionner en « escalier                                  », défendant la meilleure solution                                  et passant au plan B, puis au plan C, par la suite);</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">iv) exiger                                  que le résultat se fonde sur des critères                                  objectifs (la subjectivité mène                                  généralement à des conflits).</span></p>
<p class="soustitrebleu" style="text-align: justify;"><strong>Une bonne communication </strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte"> Il faut                                  également considérer les composantes                                  suivantes dans le processus de communication qui                                  s’engage :</p>
<p>i) ce que vous dites (vos mots) : être clair,                                  bref et précis (« to the point »);</p>
<p>ii) ce que vous voulez dire (votre pensée)                                  : il faut bien l’exprimer et ne laisser                                  aucun doute ou ambiguïté;</p>
<p>iii) ce que l’autre entend (sa perception                                  de vos mots) : l’autre interlocuteur comprend-il                                  bien votre position?</p>
<p>iv) ce que l’autre pense que vous avez dit                                  (sa compréhension) : son interprétation                                  de votre pensée en fonction de vos mots,                                  de sa personnalité et de son émotivité                                  reflète-t-elle votre pensée?</span></p>
<p class="soustitrebleu" style="text-align: justify;"><strong>Ce que vous devez connaître </strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Avant                                  même de s’engager dans un processus                                  de négociation, vous devez :</p>
<p>i) connaître les décideurs et les                                  décideurs derrière ceux-ci;</p>
<p>ii) chercher à négocier directement                                  avec ces décideurs, sans faire perdre la                                  face à votre interlocuteur;</p>
<p>iii) mesurer le bon moment pour faire des propositions                                  ou des compromis;</p>
<p>iv) connaître les intérêts                                  en jeu, de part et d’autre;</p>
<p>v) identifier les points à régler;                                  et</p>
<p>vi) composer avec ceux-ci selon leur ordre d’importance                                  et de manière à satisfaire les intérêts                                  en jeu.</span></p>
<p class="soustitrebleu" style="text-align: justify;"><strong>Les positions et les intérêts                                  des parties </strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">L’un                                  des problèmes fondamentaux se retrouve                                  bien souvent, non pas en regard des positions                                  que prennent les parties, mais bien du conflit                                  entre leurs besoins, leurs désirs, leurs                                  préoccupations, leurs attentes et leurs                                  craintes. Ce sont les intérêts des                                  parties qui les motivent.</p>
<p>Il est d’ailleurs plus facile de réconcilier                                  des intérêts que des positions et                                  il faut éviter à tout prix de se                                  lancer dans des guerres de principe. Il faut également                                  éviter d’adopter une position ferme                                  par laquelle on soutient que « notre offre                                  est finale et non négociable ».</p>
<p>Il est par ailleurs important de bien connaître                                  et d’évaluer l’importance des                                  besoins qui motivent la position de l’autre                                  partie. En somme il faut savoir bien se préparer                                  à la négociation, connaître                                  ses besoins, anticiper les besoins de l’autre                                  partie et se fixer des objectifs :</p>
<p>i) Qu’est-ce que je veux retirer de cette                                  négociation?</p>
<p>ii) Pourquoi est-ce important pour moi (ou mon                                  client)?</p>
<p>Il faut également bien connaître                                  le contexte dans lequel les négociations                                  s’engagent et avoir une pleine maîtrise                                  des faits entourant le dossier.</span></p>
<p class="soustitrebleu" style="text-align: justify;"><strong>Les techniques de réponses </strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">i) On                                  peut, bien entendu, répondre à une                                  question de notre interlocuteur par l’affirmative                                  : le « oui »!</p>
<p>ii) On peut également répondre par                                  une question :</p>
<p>a. « Qu’est-ce qui arriverait si…?                                  »;</p>
<p>b. « Pouvez-vous m’expliquer en quoi…?                                  »;</p>
<p>c. « Je comprends mal votre préoccupation,                                  pouvez-vous m’expliquer …? »;</p>
<p>d. Il est à noter à cet égard                                  que la question peut être ouverte, fermée                                  ou miroir.</p>
<p>iii) On peut répondre par un silence :                                  Notez qu’il s’agit d’une tactique                                  parfois fort utile :</p>
<p>a. Elle assure un temps de réflexion;</p>
<p>b. Elle met de la pression sur l’autre partie;</p>
<p>c. Elle est une réaction par excellence                                  à la colère ou à des propos                                  fâcheux;</p>
<p>d. Elle peut également déstabiliser                                  l’autre partie.</p>
<p>iv) On peut aussi répondre par la négative,                                  bien que le « non » soit généralement                                  à proscrire.</span></p>
<p class="soustitrebleu" style="text-align: justify;"><strong>Les trois règles                                  d&#8217;or en matière de négociation </strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Schématiquement,                                  trois règles d’or doivent être                                  respectées en matière de négociation                                  (la règle des trois « P »)</span></p>
<p class="texte" style="text-align: justify;"><strong>1. Se préparer &#8211;                                  «Prepare yourself»!</strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  avoir un plan de match préparé à                                  l’avance. On ne va jamais à «                                  la pêche ». Ce plan doit être                                  communiqué aux membres de votre équipe.                                  Il faut connaître ses points forts et ses                                  points faibles et ne jamais, jamais, jamais …                                  improviser, sauf lorsque requis, à titre                                  exploratoire, pour dénouer une impasse.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Il ne                                  faut jamais lancer une affirmation sans qu’elle                                  ne puisse être soutenue. Il ne faut pas                                  non plus faire d’affirmations gratuites.                                  Vous devez être passé maître                                  dans la gestion du climat. Vous devez donner le                                  ton dès le début ou rapidement vous                                  adapter au contexte et au ton de votre interlocuteur.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  être cordial tout en étant sérieux                                  et respectueux. Vous devez savoir vous adapter                                  à toute situation, contexte ou milieu,                                  tout en gardant votre calme en tout temps. L’approche                                  « Good cop/bad cop » entre les partenaires                                  peut parfois atteindre des résultats intéressants.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  également savoir choisir le bon moment                                  pour ajourner une séance de négociation                                  et persévérer tant que des acquis                                  sont possibles. Par ailleurs, choisir le bon moment                                  de se retirer chacun de son côté                                  pour mieux revenir lors d’une séance                                  de négociation est une stratégie                                  qui peut porter fruits. Elle peut notamment permettre                                  à la poussière de retomber si les                                  négociations s’enlisent ou tournent                                  au vinaigre.</span></p>
<p class="texte" style="text-align: justify;"><strong>2. Sonder le terrain &#8211;                                  «Probe»! </strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  savoir écouter (« le silence est                                  d’or! »). Vous devez par ailleurs                                  chercher à questionner l’autre partie                                  et la faire parler. Par exemple, « Pourriez-vous                                  m’expliquer votre raisonnement afin de me                                  permettre de mieux comprendre votre position ou                                  la relayer à mon client? ». Il faut                                  également savoir découvrir, dès                                  que possible, les limites de l’autre partie                                  : ce qui est négociable, ce qui ne l’est                                  pas, ce qui est envisageable, ce qui ne l’est                                  pas.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  savoir identifier les cordes sensibles et éviter                                  que l’autre partie ne perde la face.</span></p>
<p class="texte" style="text-align: justify;"><strong>3. Proposer &#8211; «Propose»!</strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  être créatif pour être en mesure                                  de dénouer une impasse (ceci est tout un                                  « art » en soi!). Vous devez savoir                                  trouver, puis proposer une solution, à                                  titre exploratoire d’abord. Vous raffermirez                                  la proposition par la suite. Vous devez conserver                                  une position de repli en cas d’impasse et                                  savoir vous compromettre au bon moment, tout en                                  vous mouillant … graduellement.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  être patient, laisser parler l’autre                                  partie (qui s’essoufflera assurément                                  jusqu’à ce qu’elle se répète)                                  et prendre votre temps!</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Un acheteur                                  qui sent la nervosité du vendeur ou son                                  impatience à régler rapidement la                                  transaction se servira de cette attitude ou de                                  ces préoccupations à son avantage.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  passer maître dans l’art de la conciliation                                  et de la communication et vous devez savoir est                                  bref et concis.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  également regarder avant de sauter. Par                                  exemple, un vendeur doit savoir étudier                                  le terrain, connaître l’acheteur,                                  connaître ses interlocuteurs, identifier                                  un « bluff » d’une situation                                  réelle. Le vendeur cherchera à savoir                                  si l’acheteur a encore une marge de manœuvre.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><strong><span class="soustitrebleu">Dépersonnaliser                                  les discussions!</span></strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Vous devez                                  savoir dépersonnaliser les discussions.                                  C’est d’ailleurs l’une des raisons                                  pour lesquelles un vendeur, personnellement, n’est                                  pas la bonne personne pour négocier directement                                  avec un acheteur et vice versa. L’intervention                                  de tiers négociateurs est toujours une                                  bonne stratégie car elle permet, notamment,                                  de conserver une position de repli (« Fall                                  back position ») en cas d’impasse!</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Un «                                  plan B » sera également toujours                                  utile. Il faut être toujours en avant des                                  coups et de la parade : prévoir les gestes                                  prochains de l’autre partie, tout comme                                  s’il s’agissait d’une partie                                  d’échecs.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><strong><span class="soustitrebleu">Qualité                                  d&#8217;un bon négociateur</span></strong></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Finalement,                                  un bon négociateur connaît toute                                  une série de trucs et les a acquis avec                                  le métier, le temps et l’expérience.                                  Il se fie à son intuition. Il maîtrise                                  à fond son dossier et tente d’en                                  connaître le plus possible sur son interlocuteur                                  et sur le dossier de son interlocuteur. Il est                                  calme, posé et réfléchi …                                  et doit le demeurer! Il est passé maître                                  dans l’art d’anticiper les réponses                                  et les arguments de l’autre partie et d’y                                  répondre habilement.</span></p>
<p class="petittexte" style="text-align: justify;"><span class="texte">Le métier                                  de négociateur s’apprend «                                  dans le feu de l’action » et en regardant                                  d’autres interlocuteurs négocier.                                  Les conseillers juridiques sont invariablement                                  de bons négociateurs puisqu’ils passent                                  un temps considérable de leur pratique                                  à ce faire. </span><span class="texte">Nous                                  espérons que cette courte présentation                                  aura su vous plaire et vous aider dans votre prochaine                                  négociation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="texte"></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.edilex.com/edilexpress/index.php/lart-de-negocier-une-acquisition-ou-une-vente-dentreprise/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Transfert d&#8217;entreprise : «Management Buyout» (MBO), Une formule qui est appelée à connaître une croissance phénoménale!</title>
		<link>http://www.edilex.com/edilexpress/index.php/transfert-dentreprise-management-buyout-mbo-une-formule-qui-est-appelee-a-connaitre-une-croissance-phenomenale/</link>
		<comments>http://www.edilex.com/edilexpress/index.php/transfert-dentreprise-management-buyout-mbo-une-formule-qui-est-appelee-a-connaitre-une-croissance-phenomenale/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Oct 2004 20:20:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Me Patrice Vachon</dc:creator>
				<category><![CDATA[achat/vente d'entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[achat]]></category>
		<category><![CDATA[Dirigeant]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[offre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://dev.edilex.com/leredacteur/?p=326</guid>
		<description><![CDATA[Contexte de relève d’entreprise alarmant : les grands enjeux! – Les entreprises familiales, bien que nombre d’entre elles soient petites, totalisent 90 % de toutes les entreprises, le tiers des entreprises du Fortune 500 et approximativement la moitié du PIB des États-Unis. Le pourcentage d’emplois et de revenus qu’elles génèrent au Québec est extrêmement important, représentant 50 % de tous les salaires versés et 2/3 des nouveaux emplois créés. D’ici cinq à dix ans, 56 % des fondateurs d’entreprises au Québec prendront leur retraite ou transféreront leur entreprise et n’auront pas tous sous la main un ou des membres de la famille prêts à prendre la relève. 70 % d’entre eux n’ont pas de successeurs. En matière de relève d’entreprises familiales, 70 % des entreprises ne survivent pas une première succession. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li class="corpstexte1"><a name="Debut"></a><a href="#Intro">Introduction &#8211; Contexte</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Dynamique">La dynamique d&#8217;une entreprise</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Definition">Définition et terminologie</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Differentes">Les différentes formes de MBO</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Avantages">Les avantages et inconvenients d&#8217;un MBO</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Comment">Les intervenants<br />
</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Comment">Comment realiser un MBO avec succès</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Recherchent">Ce que recherchent les investisseurs</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Financement">Financement par société de capital de demarrage (SCD)</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Initier">Comment initier, structurer et documenter un MBO ?</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Financer">Comment financer un MBO ?</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Certaines">Certaines difficultées à surmonter</a></li>
<li class="corpstexte1"><a href="#Conclusion">Conclusion &#8211; MBO: une opportunité réelle pour tous!</a></li>
</ul>
<div>
<p class="titre2" align="left"><a name="Intro"></a><strong>INTRODUCTION &#8211; CONTEXTE</strong></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"><strong>Contexte de relève d’entreprise alarmant : les grands enjeux! –</strong> Les entreprises familiales, bien que nombre d’entre elles soient petites, totalisent 90 % de toutes les entreprises, le tiers des entreprises du Fortune 500 et approximativement la moitié du PIB des États-Unis. Le pourcentage d’emplois et de revenus qu’elles génèrent au Québec est extrêmement important, représentant 50 % de tous les salaires versés et 2/3 des nouveaux emplois créés. D’ici cinq à dix ans, 56 % des fondateurs d’entreprises au Québec prendront leur retraite ou transféreront leur entreprise et n’auront pas tous sous la main un ou des membres de la famille prêts à prendre la relève. 70 % d’entre eux n’ont pas de successeurs. En matière de relève d’entreprises familiales, 70 % des entreprises ne survivent pas une première succession. Quelque 90 % d’entre elles n&#8217;arriveront pas à la troisième génération. Moins d’une entreprise sur vingt a un plan de relève. 85 % des entreprises québécoises sont par ailleurs des sociétés fermées, le Québec étant un berceau important de PME. Nous assistons finalement à un vieillissement indéniable de la population du Québec. Par exemple, on prévoit qu’en l’an 2030 on observera, pour un retraité, deux personnes d’âge actif au sein de la population alors qu’actuellement, ce ratio est de cinq personnes d’âge actif pour un retraité et qu’il était de dix personnes d’âge actif pour un retraité en 1941<sup class='footnote'><a href='#fn-326-1' id='fnref-326-1'>1</a></sup>.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Une solution qui s’impose : le rachat d’une entreprise par ses dirigeants -</strong> Avec des statistiques aussi alarmantes sur les problèmes de la relève d’entreprises au Québec, l’importance des PME au Québec, le vieillissement de la population et les hauts, mais surtout les bas actuels des Premiers Appels Publics à l’épargne (« <strong>PAPE</strong> »), la formule de rachat d’une entreprise par ses dirigeants (un « <strong>MBO</strong>») est indéniablement appelée à devenir, à notre humble avis, l’une des formules les plus courues de transmission d’entreprises au Québec et ce, d’ici les cinq à dix prochaines années. (<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"><a name="Dynamique"></a><strong>LA DYNAMIQUE D’UNE ENTREPRISE</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Une entreprise -</strong> Une entreprise est une organisation complexe, qui a une dynamique propre. Elle est le résultat d’une interaction incessante entre son propriétaire, sa direction, ses employés, sa clientèle, ses fournisseurs, ses bailleurs de fonds et ses banquiers. Un facteur clé du succès, du développement et de la survie d’une entreprise réside dans cette dynamique qui doit être précieusement préservée et bien dosée. Cette dynamique doit être adéquatement communiquée par le propriétaire et comprise par sa relève, qu’elle soit interne (familiale) ou externe (dirigeants). Examinons maintenant ce processus particulier de MBO assurant ainsi une forme intéressante de relève d’une entreprise pour son propriétaire-fondateur. (<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"><a id="Definition" name="Definition"></a><strong>DÉFINITION ET TERMINOLOGIE</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Définition –</strong> Un « Management buyout » ou opération de rachat d’une entreprise par les salariés, consiste en une opération par laquelle l’équipe dirigeante acquiert le contrôle d’une entreprise (achat d’actions ou d’éléments d’actif) au moyen d’un emprunt et/ou en coopération avec des investisseurs externes ou internes. Un MBO est généralement initié par le propriétaire d’entreprise. Il peut aussi l’être par les dirigeants s’ils sentent une ouverture de la part du propriétaire.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Terminologie -</strong> Ce mode de transmission d’entreprise est également indifféremment appelé : rachat d’une entreprise par ses dirigeants; rachat d’une entreprise par l’équipe dirigeante; rachat d’une entreprise par ses salariés; management buyout; buyout; MBO; et autres expressions du même genre.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Distinctions avec une transaction usuelle –</strong> Ce qui distingue essentiellement un MBO d’une transaction usuelle d’achat d’actions ou d’éléments d’actif est le fait que, dans le cadre d’un MBO, les dirigeants ne possèdent pas toutes les sommes requises pour procéder à l’acquisition et acquitter le prix de vente. De plus, ils ne disposent pas non plus d’éléments d’actif pouvant constituer une base d’emprunt. Les dirigeants devront donc rechercher des bailleurs de fonds et/ou des investisseurs qui croient en leur projet afin de bien balancer le ratio de dette/équité<br />
de l’entreprise. (<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"><a id="Differentes" name="Differentes"></a><strong>LES DIFFÉRENTES FORMES DE MBO</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Formes communes de MBO -</strong> Un MBO peut prendre différentes formes selon les circonstances propres à chaque entreprise, milieu, secteur et situation. Voici, par exemple, trois<br />
formes parmi les plus courantes :</span></p>
</div>
<ol>
<li>
<div class="titre2">
<div>
<div><span class="corpstexte1"> <strong>Rachat par la direction –</strong> Un propriétaire d’entreprise sans relève familiale souhaitant se retirer peut atteindre son objectif en permettant à ses dirigeants de poursuivre la pérennité<br />
de ce qu’il a créé. Un tel rachat (ou prise de participation) par la direction permet ainsi aux dirigeants d&#8217;acquérir une participation dans le capital-actions de l&#8217;entreprise qui les emploie. Ce rachat est appuyé par un dosage adéquat entre du financement par endettement et par de l’équité. Les dirigeants ont ainsi la possibilité et la motivation nécessaire pour propulser l’entreprise au niveau supérieur tout en y participant directement et en cherchant à en maximiser la plus-value.</p>
<p></span></div>
</div>
</div>
</li>
<li>
<div class="titre2">
<div>
<div><span class="corpstexte1"> <strong>Désinvestissement -</strong> Plusieurs entreprises recentrent présentement leurs opérations sur leurs activités principales (« core business »). Cette concentration mène au désinvestissement de leurs divisions ou de leurs filiales opérant dans des activités accessoires ou secondaires. Dans certains cas, il n&#8217;est pas souhaitable ou possible de les vendre à un acheteur stratégique. Une formule MBO trouve alors toute sa pertinence et les propriétaires chercheront à faciliter l’acquisition de cette division ou filiale par les dirigeants.<br />
</span></div>
</div>
</div>
</li>
<li>
<div class="titre2">
<div>
<div><span class="corpstexte1"> <strong>Transformation en société privée -</strong> Lorsqu’une société publique dont les actions sont transigées à la cote d’une Bourse reconnue désire fermer son capital (« privatisation »), un<br />
MBO peut également être une solution réalisable et permettre aux principaux dirigeants de prendre le contrôle de celle-ci. (<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></div>
</div>
</div>
</li>
</ol>
<div>
<div>
<div>
<p class="titre2"><span class="titre2"> <a name="Avantages"></a><strong>LES AVANTAGES ET INCONVENIENTS D’UN MBO</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"><strong>Avantages -</strong> Parmi les avantages indéniables d’un  MBO, mentionnons que ce mode d’acquisition par les dirigeants permet de conserver l&#8217;expertise managériale de l’entreprise tout en protégeant la confidentialité de la technologie, des méthodes et des procédés de l&#8217;entreprise. Les dirigeants ont une bonne connaissance des produits ou des services qu’ils acquièrent et savent par ailleurs où ils peuvent gagner en productivité et comment y arriver. Un MBO comporte également plusieurs  autres avantages :</span></p>
</div>
</div>
</div>
<div class="titre2">
<div>
<div>
<p><span class="corpstexte1">• Maintien ou renouveau de l’esprit entrepreneurship;</span></div>
</div>
</div>
<div class="titre2">
<div>
<div><span class="corpstexte1"> • Transmission plus rapide de l’entreprise;</span></div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1">• Confidentialité assurée;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Acquéreurs connus;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Continuité et pérennité d’entreprise;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Transaction réalisée avec plus de souplesse;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Prix de vente qui favorise la croissance attendue de l’entreprise;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Risques et coûts de transition moindres;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Mode de transaction plus économique pour le propriétaire;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"><strong>Inconvénients -</strong> Ce mode de transaction comporte cependant certains inconvénients :</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Processus de négociation nécessairement différent car les dirigeants sont les employés du propriétaire. L’implication de spécialistes de part et d’autre est un élément incontournable à notre avis pour assurer le succès de l’opération,  éviter les frictions, balancer le rapport de forces et rétablir une situation vivable en cas d’échec des négociations. Ainsi, outre les conflits d’intérêts indéniables qui peuvent survenir, notons que les rapports de force inégaux et le rapport d’autorité/subalterne entre les parties doivent être bien gérés à toutes les étapes du processus. Dans certains cas, un mode de chantage de la part des dirigeants peut parfois se manifester et doit donc être également géré adéquatement;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Les dirigeants n’ayant pas assez de fonds pour en acquitter le prix en entier à la clôture, l’entreprise financera une partie de son prix de vente et le propriétaire assurera bien souvent une partie du financement par solde   du prix de vente, s’exposant ainsi à un risque réel de ne pas être entièrement payé;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Ce mode d’acquisition ne convient pas à tous les secteurs d’activités. (<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"> <a name="Intervenants"></a><strong>LES INTERVENANTS</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Intervenants –</strong> Le choix de bons conseillers pour assister les dirigeants et le propriétaire est essentiel à la réussite d’un MBO. En effet, l’opération de rachat implique bon nombre d’intervenants qui doivent travailler en étroite collaboration pour le bien de la transaction :</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • <strong>L’équipe dirigeante –</strong> L’équipe de direction sera composée des futurs propriétaires de  l’entreprise. Elle doit réunir une équipe de qualité, avec suffisamment de connaissances pour convaincre, premièrement, le propriétaire actuel de disposer, si le MBO est initié par les dirigeants et, deuxièmement, les futurs bailleurs de fonds d’investir;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • <strong>Le propriétaire –</strong> Le propriétaire assurera la pérennité de son entreprise en favorisant les membres de la direction qu’il a formés et qui ont participé au succès de son entreprise;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • </span><span class="corpstexte1"><strong>Les                        entreprises d’ingénierie financière                        –</strong> Le recours à des conseillers spécialisés                        dans l’ingénierie financière qui aideront                        à élaborer la structure financière                        de l’opération constitue un gage de succès.                        Ces conseillers agiront comme intermédiaires entre                        les prêteurs, les investisseurs, le propriétaire-vendeur                        et l’équipe de dirigeants;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • <strong></strong></span><span class="corpstexte1"><strong>Les                        prêteurs et investisseurs –</strong> Des sociétés                        de capital de risque, institutions financières, fonds                        d’investissement, compagnies d’assurance, caisses                        de retraite et/ou autres prêteurs et investisseurs                        contribueront l’essentiel des capitaux requis pour                        donner effet au projet;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • <strong>Les                        professionnels –</strong> Les professionnels au dossier                        sont normalement composés de comptables, avocats                        et fiscalistes.(<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"><a name="Comment"></a><strong>COMMENT REALISER UN MBO AVEC SUCCES</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Les ingrédients                        de succès d’un MBO -</strong> Afin de couronner                        de succès un MBO, vous trouverez ci après                        quelques conseils et recommandations :</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Être                        particulièrement méticuleux en regard de la                        préparation de l’approche initiale déclenchant                        les discussions entre les dirigeants et le propriétaire                        autour du MBO;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Préparation                        et présentation d’un plan précis sur                        les objectifs principaux recherchés, le plan d’action                        et l’échéancier proposé;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Obtention                        de conseils préliminaires indépendants sur                        la faisabilité du projet de la part d’experts                        en la matière;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Choix                        de conseillers expérimentés pour assister                        les dirigeants et le propriétaire;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Être                        réaliste dans l’estimation par le propriétaire                        de la valeur de son entreprise et, par les dirigeants, du                        prix qu’ils sont consentants à payer (bien                        souvent, ces derniers argumenteront qu’ils ont participé                        activement à l’accroissement de cette valeur                        et qu’une partie de celle-ci leur revient);</span></p>
<p><span class="corpstexte1">• Considérer                        combien de fonds sont requis pour compléter le financement                        et pour combien de temps.</span><span class="corpstexte1"> (<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"> <a name="Recherchent"></a><strong>CE QUE RECHERCHENT LES INVESTISSEURS</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"><strong>Caractéristiques                        recherchées -</strong> Il existe un certain nombre                        de caractéristiques qui sont habituellement recherchées                        par les investisseurs lorsqu’ils sont approchés                        par les membres de la direction pour considérer un                        investissement avec ceux-ci dans la réalisation d’un                        MBO :</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Préparation                        par les dirigeants d’un document d’information                        sur l’entreprise (« <strong>Info-Memo</strong> »);</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Préparation,                        avec les conseillers externes des dirigeants, d’un                        bon plan d’affaires qui démontrera la rentabilité                        et la viabilité du projet. Un plan stratégique                        et l’établissement de budgets d’opérations                        et de recherche et développement, le cas échéant,                        ainsi que d’un budget de dépenses en immobilisation                        sont également requis. Le plan d’affaires et                        le plan stratégique doivent être réalisables                        et les budgets doivent préférablement présenter                        une version optimiste, une version réaliste (ce qui                        est attendu) et une version conservatrice (worst case scenario)                        des perspectives financières;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • L’entreprise                        doit être profitable, démontrer un bon historique                        de croissance et de rentabilité et laisser entrevoir                        des perspectives de profitabilité réalistes                        et suffisantes. À défaut, un plan de redressement                        est requis. Les investisseurs examineront notamment le niveau                        de profits générés par les opérations                        afin de rembourser la dette et les intérêts                        sur les sommes empruntées pour payer le propriétaire.                        Les principaux ratios, notamment ceux de dette/équité,                        du fonds de roulement et de liquidité immédiate,                        ainsi que la valorisation de l’entreprise, le prix                        à payer et les modalités de paiement seront                        également des facteurs importants;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Le projet                        devra démontrer un taux de rendement sur l’investissement                        suffisant compte tenu du risque devant être assumé                        par les investisseurs;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • L’équipe                        de direction doit être complémentaire, expérimentée                        et dynamique. Plus l’équipe de direction aura                        acquis de l’ancienneté, plus les investisseurs                        pourront être sécurisés et réconfortés.                        Elle doit démontrer une vision commune et une habileté                        certaine à faire croître l’entreprise                        et la mener à succès. Le dirigeant principal                        devra faire preuve de leadership, être visionnaire,                        rassembleur et être respecté par ses collègues;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • La direction                        doit être entièrement commise à la réalisation                        du projet et démontrer une stratégie claire                        et arrêtée;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Les dirigeants                        doivent se commettre pour la période suffisante à                        la réalisation du rendement anticipé de l’investisseur;</span></p>
<p><span class="corpstexte1"> • Les investisseurs                        ne participeront au projet que si une sortie (« Exit                        ») prochaine est possible (de 3 à 7 ans généralement).                        La sortie peut prendre la forme d’un premier appel                        public à l’épargne (PAPE), d’une                        prise de contrôle inversée (RTO) avec une société                        de capital de démarage (SCD), d’une fusion                        avec un autre groupe, d’un rachat par la direction                        ou d’une vente à un acheteur stratégique.</span><span class="corpstexte1">(<a href="#Debut">Haut de la page</a>) </span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"><a name="Financement"></a><strong>FINANCEMENT PAR SOCIETE DE CAPITAL DE DEMARRAGE (SCD)</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"><strong>Financement                        par SCD –</strong> Une société de capital                        de démarrage (une « SCD ») est née                        d’un programme, mis en vigueur au Québec et                        en Ontario depuis la fin de l’année 2002, aux                        fins de réunir des investisseurs ayant une expérience                        des marchés financiers et des entrepreneurs dont                        les sociétés, en pleine croissance ou en démarrage,                        ont besoin de capitaux, de compétence en matière                        de gestion et de bons réseaux de contacts. Aux termes                        du programme, des promoteurs chevronnés peuvent ainsi                        constituer une SCD, sans opération commerciale, ayant,                        comme seul actif, de l’encaisse, s’inscrire                        à la Bourse de croissance TSX et précéder                        à un appel publique à l’épargne.                        Les promoteurs disposent d’une période de 18                        mois pour trouver une entreprise cible avec laquelle la                        SCD se fusionnera. L’opération admissible,                        aux termes du programme, est l’acquisition par l’émission                        d’actions du trésor d’une entreprise,                        qui fait en sorte que la SCD rencontre les normes d’inscriptions                        de la Bourse TSX. </span><span class="corpstexte1">(<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"><a name="Initier"></a><strong>COMMENT INITIER, STRUCTURER ET DOCUMENTER UN MBO ?</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Initiation                        du processus par le propriétaire –</strong> Le processus sera initié généralement                        par le propriétaire lui-même qui approchera                        ses dirigeants-clés de façon plus ou moins                        informelle afin de mesurer leur degré d’intérêt                        à considérer le rachat de son entreprise.                        Si un tel intérêt se manifeste, le propriétaire                        retiendra les services de conseillers pour évaluer                        la situation et présenter aux dirigeants sa proposition.                        Nous recommandons de procéder à une évaluation                        formelle de l’entreprise par un tiers. En effet, elle                        apporte les meilleures chances d’aboutir à                        une transaction puisqu’elle enlève tout élément                        de subjectivité, de part et d’autre. Une présentation                        officielle (sous forme de Power Point) a souvent de meilleures                        chances de succès si elle est faite aux dirigeants                        par les conseillers du propriétaire, en sa présence                        ou non, selon les circonstances de chaque entreprise. Les                        conseillers du propriétaire auront pris soin de préparer                        un document de présentation (un « Info-Memo                        ») que les dirigeants pourront conserver et évaluer                        par la suite avec leurs propres conseillers respectifs.                        Nous conseillons aux dirigeants de retenir les services                        du même conseiller pour les représenter afin                        d’éviter d’avoir trop d’intervenants                        à la table de négociations, d’autant                        plus que les dirigeants partagent souvent les mêmes                        intérêts. Des discussions et négociations                        s’ensuivront et un échéancier de travail                        sera préparé et suivi rigoureusement.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Considérations                        importantes -</strong> Les deux grandes difficultés                        de la réalisation d’un MBO initié par                        le propriétaire sont liées à l’évaluation                        qu’il fait de son entreprise et au financement de                        l’opération. Le premier élément                        peut être facilement résoluble par l’intervention                        d’un tiers, expert en évaluation d’entreprises,                        qui fournira une indication indépendante de valeur                        à l’entreprise. Les parties connaîtront                        ainsi la fourchette de prix minimum et maximum de la valeur                        de celle-ci. Le second élément est lié                        à la capacité d’endettement des dirigeants,                        de l’entreprise elle-même et la volonté,                        ou non, du propriétaire d’aider ses dirigeants                        en leur accordant du financement par voie de solde du prix                        de vente ou de rachat graduel des actions du propriétaire.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Initiation                        du processus par les dirigeants –</strong> Un MBO                        peut également être initié directement                        par les dirigeants qui présentent ainsi au propriétaire                        une offre de rachat de ses intérêts. Comme                        les dirigeants en sont probablement à leur première                        transaction à vie, l’intervention de conseillers                        est un gage indissociable du succès de l’opération,                        d’autant plus qu’il s’agit d’une                        situation extrêmement délicate et que les dirigeants                        auront avantage à avoir testé au préalable,                        de façon subtile et informelle, l’ouverture                        du propriétaire à ce genre de proposition.                        Le « Timing » et le mode d’approche sont                        deux facteurs-clés importants dans ce domaine.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Lettre                        d’expression d’intérêt –</strong> Une lettre d’expression d’intérêt                        initie généralement le processus. Elle contiendra                        une attestation de l’intérêt que portent                        les dirigeants à considérer le rachat des                        actions du propriétaire. Cette lettre devrait exiger                        une exclusivité des négociations au bénéfice                        des dirigeants pour une période de temps suffisante.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>La lettre                        d’intention –</strong> Une lettre d’intention                        suivra généralement la lettre d’intérêt                        si effectivement le propriétaire souhaite poursuivre                        les discussions. Elle décrira les principales dispositions                        de l’entente entre les parties tout en présentant                        chaque point majeur qui est lié au processus de rachat,                        incluant la fourchette du prix de vente, les modalités                        de paiement du prix de vente, les conditions de clôture,                        les étapes suggérées pour la vérification                        diligente et l’échéancier proposé.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>La vérification                        diligente –</strong> Une liste de vérification                        diligente sera préparée et remise au propriétaire                        afin d’obtenir toute l’information et la documentation                        requise pour compléter cette tâche. Il va de                        soi que plus les dirigeants sont près de l’entreprise                        et ont accès à toutes les données et                        opérations, moins ils auront besoin de creuser dans                        le cadre de cette vérification diligente.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>L’offre                        d’achat ou le contrat de vente –</strong> Une                        offre d’achat formelle ou, le cas échéant,                        un contrat de vente, sera préparé en les formes                        et teneurs usuelles ainsi que l’ensemble des documents                        requis pour compléter la transaction.</span></p>
<p><span class="corpstexte1"> <strong>Convention                        entre actionnaires -</strong> Une convention entre actionnaires                        interviendra entre les dirigeants et, le cas échéant,                        les investisseurs, s’ils participent à l’équité                        de l’entreprise. Des clauses particulières                        devront s’y retrouver afin de protéger adéquatement                        chacun des dirigeants.</span><span class="corpstexte1">(<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"><a name="Financer"></a><strong>COMMENT FINANCER UN MBO ?</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Financement                        par le propriétaire –</strong> L’une                        des façons de financer un MBO est le mode traditionnel                        de retrait graduel du propriétaire de l’entreprise                        et la prise en main par les dirigeants. Pour y arriver,                        un gel est souvent la méthode retenue. Ce mécanisme                        consiste essentiellement à déterminer et plafonner                        la juste valeur marchande actuelle de l&#8217;entreprise pour                        permettre son accroissement futur au bénéfice                        des dirigeants et ainsi indirectement leur transférer                        la plus-value de l’entreprise sans incidence fiscale                        du vivant du propriétaire tout en procédant                        au rachat graduel des actions du propriétaire. Suite                        au remaniement du capital de l’entreprise, le propriétaire                        échange les actions ordinaires qu’il détient                        dans son entreprise pour des actions privilégiées                        votantes ou non, rachetables au gré du détenteur                        à un prix égal à la juste valeur marchande                        des actions ordinaires au moment de leur échange,                        prioritaires en cas de liquidation et comportant le droit                        à un certain dividende prioritaire. Simultanément                        à l’échange, de nouvelles actions ordinaires                        sont émises aux dirigeants pour une valeur nominale.                        Des actions à droits de vote multiples émises                        au propriétaire lui assureront le contrôle                        jusqu’à ce que toutes ses actions privilégiées                        (ou un pourcentage suffisant d’entre elles) n’aient                        été rachetées. Cette méthode                        occasionnera un dividende réputé dans les                        mains du propriétaire. Il est à noter qu’il                        est également possible (et préférable)                        d’atteindre le même résultat final en                        variant la planification pour faire réaliser au propriétaire                        un gain en capital, lui permettant ainsi de maximiser sa                        planification fiscale tout en bénéficiant                        de l’exemption de gain en capital.</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Financement                        de sources externes –</strong> Lorsqu’un financement                        de sources externes est requis pour réaliser la transaction                        et que les dirigeants souhaitent à cet effet approcher                        divers investisseurs, nous recommandons de considérer                        les facteurs suivants :</span></p>
<p>• Ne jamais essayer de tromper les investisseurs.                        Les dirigeants doivent conserver leur crédibilité;</p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Ne jamais                        dire que l’entreprise n’a pas ou n’a que                        peu de concurrence. Cette affirmation pourrait laisser entendre                        que les dirigeants sont des incompétents ou qu’ils                        croient que les investisseurs sont des incompétents;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • Être                        persistant, mais réaliste. Ne jamais surestimer la                        valeur projetée du projet;</span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> • S’appuyer                        sur des projections réalistes qui peuvent être                        soutenues mathématiquement et commercialement. Ne                        jamais utiliser de chiffres qui semblent avoir été                        tirés en l’air;</span></p>
<p><span class="corpstexte1"> • Ne pas                        concentrer le projet autour d’un PAPE ou d’un                        RTO. L’objectif des dirigeants doit être la                        poursuite d’objectifs à long terme de l’entreprise,                        sur une base solide et durable. L&#8217;introduction en bourse                        doit être perçue comme une alternative éventuelle,                        pas une fin immédiate en soi.</span><span class="corpstexte1">(<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"><a name="Certaines"></a><strong>CERTAINES DIFFICULTES A SURMONTER</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"> <strong>Accès                        à l’information confidentielle -</strong> Comme                        les dirigeants n’ont aucun droit sur l’information                        concernant l’entreprise ou les éléments                        d’actif à acquérir, ils devront requérir                        au préalable le consentement du propriétaire                        afin de montrer cette information confidentielle à                        des tiers. Ce processus sera suivi de très près                        par le propriétaire.</span></p>
<p><span class="corpstexte1"> <strong>Connaissance                        de l’entreprise -</strong> Il arrive parfois que les                        dirigeants, tous ensembles, connaissent mieux l’entreprise                        que le propriétaire. Cela pourrait avoir un impact                        au niveau du genre de représentations et garanties                        qu’acceptera de fournir le propriétaire et,                        inversement, les dirigeants n’auront pas besoin de                        creuser trop loin pour effectuer leur vérification                        diligente.</span><span class="corpstexte1"> (<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2"><span class="titre2"><a name="Conclusion"></a><strong>CONCLUSION &#8211; MBO : UNE OPPORTUNITÉ RÉELLE POUR TOUS!</strong></span></p>
<p class="titre2"><span class="corpstexte1"><strong>Opinion                        –</strong> Pour les raisons qui précèdent,                        notamment en regard des statistiques liées aux problèmes                        de la relève d’entreprises au Québec,                        de l’importance des PME au Québec, du vieillissement                        de la population, de la conjoncture économique et                        des difficultés de procéder à des Premiers                        Appels Publics à l’Épargne, nous sommes                        d’opinion que la majorité des propriétaires                        d’entreprises (et leurs dirigeants) ont grand avantage                        à découvrir l’existence, le fonctionnement                        et les nombreux avantages d’un MBO, tout comme les                        professionnels gravitant dans le milieu des Fusions et Acquisitions                        (« <strong>F&amp;A</strong> »), puisque ceux                        parmi ces conseillers et professionnels qui sauront s’en                        faire une expertise connaîtront, au cours des dix                        prochaines années, à notre humble avis, une                        pratique florissante assurée.</span><span class="corpstexte1"> (<a href="#Debut">Haut de la page</a>)</span></p>
<p class="titre2">
</div>
</div>
</div>
<hr/><br/>
<div class='footnotes'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-326-1'></span>Revue internationale de gestion, HEC Montréal,                        automne 2004, volume 29, numéro 3 et Services consultatifs                        transactionnels &#8211; Automne 2004, Ernst &amp; Young.<span class="corpstexte1"> <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-326-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
]]></content:encoded>
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