Vous avez peut-être lu récemment (ou peut-être pas) que le fureteur Chrome de Google est devenu le fureteur le plus populaire sur la planète. Les utilisateurs trouvent en général que ce fureteur est plus rapide, bien que plusieurs tests donnent des résultats différents. Or, peu importe la vitesse réelle du fureteur, c’est la perception des utilisateurs qui importe et elle est très favorable à Chrome. À cet effet, jetez un coup d’oeil au graphique ci-dessous pour découvrir la tendance mondiale d’utilisation.
Source: StatCounter Global Stats – Browser Market Share
Pourquoi est-ce que je vous parle de ça, me demandez-vous? Non, je ne viens pas d’investir une somme faramineuse dans l’entreprise californienne. Je voulais simplement m’amuser cette semaine en faisant une comparaison pour voir à quel point la communauté juridique du Québec suit les tendances planétaires.
Voici l’expérience: j’ai comparé l’utilisation des deux fureteurs principaux, soit Internet Explorer et Google Chrome, à la grandeur de la planète, au Canada ainsi que sur le site d’Edilex (pour cibler précisément la profession juridique au Québec) de la 20ème à la 25ème semaine de 2012. Voici le résultat:
Les différences entre ces chiffres sont assez importantes. En fait, Chrome est même quatrième dans la liste des fureteurs ayant le plus visité le site d’Edilex, après Safari et Firefox, tandis qu’il prend la première place sur l’ensemble de la planète.
Ces différences s’expliquent par quelques facteurs:
- On voit tout de suite que Google Chrome est moins populaire au Canada qu’ailleurs sur la planète. Jusqu’à preuve du contraire, les statistiques du Canada englobent le Québec, donc pas besoin de doctorat en maths pour comprendre que ça joue dans les chiffres du site Edilex… Je n’haïrais quand même pas ça que quelqu’un avec un doctorat en maths le confirme, par contre.
- Beaucoup de pages vues sur l’ensemble du web sont visitées par les mêmes utilisateurs dont l’emploi et le mode de vie impliquent une consommation plus importante de pages et ces utilisateurs tendent à utiliser Google Chrome. Il appert que ces gens ne font pas partie des consommateurs les plus importants de contrats et de formation continue, ce qui explique en partie pourquoi Chrome manque à l’appel sur notre site.
- Internet Explorer est toujours dominant dans le marché des ordinateurs non-portables, utilisés par la vaste majorité des juristes, ce qui fait augmenter le chiffre d’IE pour les juristes au Québec.
Google Chrome a été lancé en septembre 2008, et si vous hésitez encore, je vous suggère de l’essayer. Pensez-y: disons que vous sauvez une minute d’attente par jour, ça vous fera 6 heures de plus par année pour vous attaquer à votre meilleur score au Démineur. Honnêtement, ça risque surtout de rendre votre expérience d’utilisation plus agréable.
Pour les gestionnaires de cabinets, sachez que le téléchargement de Chrome est gratuit. Si ça peut faire augmenter votre productivité ou rendre l’utilisation du web plus agréable pour vos employés qui seront donc plus heureux, pourquoi ne pas l’essayer?


Je suis sur Mac et j’utilise Firefox.
J’ai essayé Chrome et je ne le trouve pas si rapide que ça. En plus, Flash « crashe » plus souvent qu’à son tour et Chrome a la manie de surcharger mon CPU (sans parler du cache)… Bref, c’est pas fort.
À tout cela s’ajoute, je l’avoue, le fait que je me méfie un peu du « monopole » de Google sur l’information qui circule sur le Net (j’ai un peu la même méfiance envers Microsoft), de sorte que je limite mon interaction avec Google à des recherches et j’évite autant que possible les sites Microsoft (MSN, etc.).
Il y a belle lurete qu’IE n’est plus sur mon disque dur et Chrome va probablement subir le même sort bientôt. Quant à Safari, même si je suis Mac, je l’aime moins que Firefox et il me sert d’alternative au besoin.
Intéressant. Il est aussi intéressant de voir à différentes adresses sur le net que plusieurs tests ont été effectués et que les experts semblent plutôt divisés sur la question de la vitesse réelle de Chrome. Je peux simplement témoigner de mon expérience qui est, somme toute, assez positive.
En ce qui concerne la quantité incroyable d’information dont ces entreprises disposent, nous sommes en l’ère du Big Data, alors présumez que tout le monde a beaucoup plus d’information qu’on se doute. La valorisation démesurée de sociétés comme Facebook est d’ailleurs beaucoup plus basée sur l’information de consommateurs dont ils disposent que sur leurs prévisions financières. On présume qu’avec toute cette information, ils vont éventuellement trouver une façon de faire pas mal d’argent.
Merci du commentaire très pertinent!
Ce billet est très intéressant. J’ajouterais un facteur complémentaire à la prédominance d’IE sur les des ordinateurs non portables en milieu professionnel. Dans les grands réseaux informatiques (grands cabinets, grandes entreprises, ministères et organismes), un utilisateur n’a souvent pas la possibilité d’installer lui-même des logiciels sur son poste de travail. Ça explique aussi la présence encore marquée, quoique déclinante (heureusement), d’IE6 dans les statistiques de fréquentation des sites par les québécois.
Ce que vous dites est absolument vrai. Content de savoir que nous ne sommes pas les seuls frustrés de devoir composer avec IE6