Section Appel d’offres

Infrastructure Québec et le ministère des Transports viennent de présenter les candidats invités à participer à l’appel de propositions pour la conception et la construction du nouvelle échangeur Turcot. Comme la totalité des candidats est composée de regroupements, chacun de ses membres et participants devront recevoir l’autorisation requise de l’Autorité des marchés financiers en vertu de la Loi sur l’intégrité en matière de contrats publics, et ce d’ici le printemps 2014.Lire la suite…

Les dispositions du Projet de Loi 1 sur l’intégrité en matière de contrats publics sont désormais en vigueur. En effet, ce Projet de Loi ayant été adopté en décembre 2012 prévoit que la première catégorie de contrats visés sont ceux qui comportent une dépense égale ou supérieure à 40 000 000$. Cela inclut les contrats et sous-contrats de construction et de services. La mise en vigueur de la Loi pour cette catégorie est fixée au 15 janvier 2013. Pour ces contrats, le mécanisme prévu par la Loi s’applique à compter de cette date, de sorte que pour soumissionner ou pour conclure un contrat, l’entreprise doit au préalable obtenir son habilitation auprès de l’Autorité des marchés financiers. Une autre catégorie de …Lire la suite…

Ça y est! Par le projet de loi 1, le gouvernement Marois jette à la poubelle ce qui était le tout nouveau RENA (registre des entreprises non admissibles), en vigueur depuis le 1er juin dernier seulement… Comme ce registre ne contenait que des cabanes à sucre, ou presque, on n’y perd pas grand chose au bout du compte. Ses cinq mois d’existence prouvent que lorsqu’on apporte des modifications législatives, il faut plus qu’une volonté politique pour les faire appliquer.  Il faut surtout une véritable faisabilité, à la fois administrative et budgétaire. C’est probablement pour cette raison que le RENA n’a pas été en mesure de prendre sa place. Le même type de problème pourrait bien guetter le projet de loi …Lire la suite…

Une pratique populaire dans les marchés publics impose la production d’un extrait de résolution d’une société par actions comme document d’accompagnement d’une soumission, sous peine de non conformité de cette dernière. Il résulte de cette pratique qu’un organisme public, suite au constat de l’absence d’un tel document, se voit parfois obligé de rejeter la meilleure soumission pour non-respect d’une exigence qui, selon nous, n’a pas sa raison d’être. Voyons pourquoi.Lire la suite…

De nombreux appels d’offres contiennent une clause de meilleur prix, c’est-à-dire une clause stipulant que le prix proposé par un soumissionnaire équivaut, toutes choses étant égales par ailleurs, au meilleur prix qu’il consent à sa clientèle, tant au moment de la conclusion du contrat que durant la vie de celui-ci. La raison d’être d’une telle clause se comprend aisément en ce qu’elle permet à l’organisme public bénéficiaire d’une telle déclaration de revendiquer tout meilleur prix accordé par le soumissionnaire dont elle a connaissance. Qu’en est-il cependant du caractère raisonnable d’une telle clause dans le contexte d’un appel d’offres?Lire la suite…

La clause de conformité qui figure dans les documents d’appel d’offres établit les critères qu’une soumission doit respecter pour accéder à l’étape de son évaluation ou examen. Outre l’énoncé de ces critères, ce genre de clause prévoit généralement le rejet automatique de toute soumission qui ne rencontre pas les différents critères de conformité énoncés dans les documents d’appel d’offres. Rendu à l’étape de l’évaluation de la conformité d’une soumission cette clause impose parfois, à regret, le rejet de la meilleure soumission au détriment de l’intérêt public. Faut-il qu’il en soit toujours ainsi?Lire la suite…

On connait le registre des entreprises non admissibles (RENA) aux contrats publics, entré en vigueur le 1er juin dernier en vertu de la Loi sur les contrats des organismes publics (aussi connu comme étant le «Registre des cabanes à sucre»)… Mais saviez-vous qu’il existe un autre RENA, aussi appelé registre des entreprises non admissibles aux contrats publics, celui-ci tenu par le Directeur général des élections du Québec? Ce registre existe en vertu de la Loi électorale, de la Loi sur les élections scolaires et de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. Il vise toutes les personnes, physiques ou morales, déclarées coupables à une des dispositions encadrant le versement illégal d’une contribution au sens de ces …Lire la suite…

Comme vous l’avez sans doute constaté, l’actualité dans le secteur municipal est depuis quelque temps marquée par des demandes insistantes, dont celle faite dernièrement par le maire de Montréal, Gérald Tremblay, pour amener le gouvernement du Québec à revoir la règle dite du «plus bas soumissionnaire» qui, selon ses pourfendeurs, n’aide pas à contrer les pratiques frauduleuses dans le monde de la construction. Curieux de savoir comment cette question est traitée outre-Atlantique, je suis donc allé voir du côté des pays membres de l’Union Européenne. Pour faire une histoire courte, voici un bref résumé de ce que j’ai appris: – Tout comme au Québec, les États membres l’Union Européenne appliquent la règle du plus bas soumissionnaire pour attribuer un contrat …Lire la suite…

Comme vous le savez sans doute, le nouveau registre des entreprises non admissibles (RENA) aux contrats publics québécois est en vigueur depuis plus de deux mois. À ce jour, un gros total de 48 entreprises y sont répertoriées. Super registre! Au surplus, on y voit rapidement que d’importants joueurs et concurrents ne pourront participer à de futurs marchés publics, tels que Cabane à sucre chez Ti-Mousse, Patate Trois Étoiles inc., le Roi du Taco et Resto chez Bigben. Par contre, pas de traces d’entreprises connues du secteur de la construction. Allez-y voir cet illustre registre, qui sert à combattre la corruption et la collusion dans nos finances publiques… (www.rena.tresor.gouv.qc.ca). Avec 48 inscriptions, probablement que les fournisseurs de l’information au RENA …Lire la suite…

Le gouvernement du Québec vient d’annoncer l’ouverture d’une période de consultation publique de 45 jours portant sur des projets de règlements modifiant respectivement les règlements sur les contrats d’approvisionnement, de services et de travaux de construction des organismes visés par la Loi sur les contrats des organismes publics (voir Gazette officielle du Québec n° 29 du 18 juillet 2012). Ces projets de règlements prévoient des modifications importantes qui se résument, selon les notes explicatives, à l’introduction de mesures visant à renforcer la transparence et la probité dans les contrats publics d’une part et à l’actualisation de certaines mesures de façon à mieux répondre aux besoins des organismes publics d’autre part. Les mesures visant à renforcer la transparence et la probité …Lire la suite…

L’entrée en vigueur, le 1er juin dernier, du registre des entreprises non admissibles (RENA) a remis au goût du jour la réflexion sur l’opportunité d’unifier le droit des marchés publics au Québec. Comme on le sait, le RENA, prévu dans la Loi sur les contrats des organismes publics (LCOP), est depuis cette date applicable à la quasi-totalité des organismes publics incluant ceux des municipalités. Pour ce faire, le législateur a inséré dans chacune des  lois du secteur municipal une clause indiquant que les dispositions de la LCOP relatives au RENA sont applicables aux organismes régis respectivement par ces lois. Ce procédé, connu sous le nom de la technique du renvoi, n’est rien d’autre qu’un mode de législation par référence: un …Lire la suite…

Depuis le 1er juin dernier, les nouvelles dispositions concernant l’introduction du Registre des entreprises non admissibles (RENA) sont en vigueur. Ces dispositions sont contenues aux articles 21.1 à 21.16 de la Loi sur les contrats des organismes publics (LCOP). Elles visent principalement à rendre inadmissibles aux contrats publics tous les contractants visés par cette loi qui sont déclarés coupables des infractions déterminées par le règlement. L’éventail des infractions est assez large, allant des infractions au Code criminel à Loi sur les valeurs mobilières, en passant par la Loi de l’impôt sur le revenu. Mais toutes tournent autour de la corruption, la collusion et les fausses déclarations. L’importance de ces nouvelles dispositions réside sur sa portée générale: elle vise tous les …Lire la suite…

L’écart entre les prix soumis, ou entre ces derniers et le prix estimé, laisse parfois perplexe plus d’un acheteur public. Voici une mise situation: le donneur d’ordre lance un appel d’offres et se rend compte à l’ouverture des soumissions que les prix proposés sont trop élevés par rapport à ses attentes ou encore que le  prix  du plus bas soumissionnaire est anormalement inférieur à ceux des autres soumissionnaires. Devrait-il octroyer malgré tout le contrat au plus bas soumissionnaire ou simplement abandonner le processus et retourner en appel d’offres? C’est un dilemme auquel les donneurs d’ordre font face très souvent. Entendons-nous bien, l’octroi d’un contrat à un prix trop élevé, fut-il la plus basse soumission, ne serait pas réaliste au regard du …Lire la suite…

Une récente ordonnance d’injonction interlocutoire rendue en Cour Supérieure affirme qu’un donneur d’ordre a intérêt à bien suivre les règles prévues dans la règlementation s’il désire évaluer la qualité d’un bien à acquérir, surtout s’il s’agit d’un contrat à commandes au sens du Règlement sur les contrats d’approvisionnement des organismes publics. Dans l’affaire Orthofab inc. c. Régie de l’assurance maladie du Québec (CanLII, 2012 QCCS 1876), la Cour, de façon interlocutoire, ordonne à la RAMQ de surseoir au processus d’appel d’offres et la signature de tout contrat car les règles spécifiques de la règlementation n’ont pas respectées. On reproche à la RAMQ d’effectuer dans le processus visé une évaluation qualitative lorsqu’un banc d’essai y est prévu. La documentation de l’appel …Lire la suite…

C’est une lapalissade de dire qu’on est en plein à l’heure des nouvelles technologies de l’information et de communication (NTIC). Comme on le sait déjà, ces dernières ont depuis quelques années bouleversé toutes les façons de faire, quelle qu’en soit l’Industrie considérée. Dans le domaine des appels d’offres qui nous intéresse plus particulièrement, on peut ainsi constater que de réels progrès ont été réalisés relativement à l’intégration de ces NTIC dans les processus d’attribution des marchés publics. Il est indéniable que l’adoption du Système électronique d’appel d’offres (SEAO) par le gouvernement du Québec, qui en est une parfaite illustration, facilite grandement aujourd’hui la publication des avis ainsi que la transmission des documents d’appel d’offres aux potentiels soumissionnaires. Néanmoins, on peut regretter que …Lire la suite…

Ça y est, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) vient de procéder dans ce qui est dorénavant connu comme état l’affaire de la ville de Mascouche à l’arrestation de fonctionnaires municipaux, d’entrepreneurs et de professionnels (ingénieurs, architectes et avocat). Bravo, on verra comme dirait François Legault. Les firmes visées, ou encore les firmes sous contrôle des individus arrêtés, peuvent-elles toujours exécuter des contrats publics ou soumissionner pour de tels contrats? Pour tous, tant qu’une déclaration de culpabilité n’est pas intervenue, la présomption d’innocence n’empêche personne d’obtenir des contrats publics. Pour les entrepreneurs en construction, une déclaration de culpabilité à un acte criminel lié la construction, au même titre qu’à une infraction fiscale, empêche la délivrance d’une licence en vertu de la Loi …Lire la suite…

Le contrat à commandes devient de plus en plus populaire, surtout auprès des regroupements d’achat. Il se révèle en effet comme un véhicule d’approvisionnement intéressant à plusieurs égards. Le contrat à commandes offre  une solution d’approvisionnement facile en  simplifiant l’acquisition de certains produits, avec un ou plusieurs fournisseurs, à des prix déterminés,  sans préciser à l’avance la quantité exacte qui sera commandée ni les dates de commande. De plus,  le contrat à commandes assure d’une certaine façon la disponibilité de ces produits. Ces deux objectifs apparaissent clairement dans le Règlement sur les contrats d’approvisionnement des organismes publics (c. C-65.1, r. 2 )  qui indique, entre autres,  que si le contrat à commandes est conclu avec plusieurs fournisseurs, les commandes sont …Lire la suite…

Comme il est maintenant bien établi depuis l’arrêt de la Cour Suprême dans l’affaire Double N Earthmovers Ltd c. Ville de Edmonton en 2007, il existe en matière d’appel d’offres deux contrats distincts: le Contrat A qui régit les règles et obligations entre le donneur d’ordre et tous les soumissionnaires dans le but de procéder à la sélection, et le Contrat B formé uniquement entre le donneur d’ordre et le soumissionnaire retenu.Lire la suite…

À partir du 16 mars prochain, seront effectives les nouvelles mesures pénales visant à sanctionner les infractions relatives à l’obligation de fournir une attestation de Revenu Québec qui pèse sur tout soumissionnaire intéressé à conclure avec un organisme public un contrat comportant une dépense égale ou supérieure à 25 000 $. On rappellera que depuis le 1er  juin  2010, les organismes publics assujettis à la Loi sur les contrats des organismes publics devaient exiger de leurs soumissionnaires une attestation du ministère du Revenu du Québec, devenu aujourd’hui l’Agence du revenu du Québec. La détention par le soumissionnaire de cette attestation est considérée comme une condition d’admissibilité au sens des règlements sur les contrats d’approvisionnement, de services et de travaux de construction des organismes publics. Ce dernier doit …Lire la suite…

Voici que l’Assemblée nationale vient de lancer cette semaine un appel d’offres visant le remplacement de 1200 suites bureautiques qui favorise uniquement les produits de la multinationale Microsoft. Pourtant en juin 2010, la Cour Supérieure dans l’affaire Savoir-Faire Linux c. Régie des rentes du Québec avait reproché à la Régie d’avoir écarté la présence sur le marché des logiciels libres, beaucoup moins coûteux. Avant de sauter aux conclusions et de réclamer l’annulation de cet appel d’offres, rappelons que la Cour Supérieure reprochait principalement à la Régie de ne pas avoir fait une analyse sérieuse quant à la possibilité d’introduire les logiciels libres dans sa suite bureautique. À cet effet, la Cour avait précisé ce que tout organisme public devrait tenir …Lire la suite…