Les émetteurs qui envisagent de réunir des capitaux au Québec, que ce soit dans le cadre d’un placement au moyen d’un prospectus ou d’un placement en vertu d’une dispense de prospectus, demandent généralement quelles sont les exigences, s’il en est, liées à la traduction en français que déclenche un tel placement. Je remarque une tendance marquée d’émetteurs qui évitent le Québec lors de la levée de capitaux ailleurs au Canada, notamment afin d’éviter les exigences de traduction. Je réponds ci-dessous à quelques questions posées fréquemment à ce sujet et, ce faisant, j’espère dissiper quelques idées fausses courantes.
La Loi sur les valeurs mobilières (Québec) (la « LVMQ ») renferme des dispositions précises en vertu desquelles la traduction en français de certains documents d’information est exigée. De plus, certaines dispositions générales de la Charte de la langue française (la « Charte ») du Québec peuvent s’appliquer aux documents utilisés dans le cadre d’un placement de titres au Québec. Il faut noter que le simple fait de procéder à un placement de titres au Québec n’est pas synonyme, en tant que tel, de « faire des affaires » au Québec; les émetteurs doivent toutefois savoir que le fait de faire des affaires au Québec déclenche au chapitre de la langue française d’autres exigences prévues par la Charte qui ne sont pas décrites ci-après.
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